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Connexion entre la propagande terroriste et le terrorisme: Bremer et Jenkins

‘Le terrorisme est du théâtre’ – Brian Michael Jenkins

The Nexus Between Terror Propaganda and Terrorism: Bremer and Jenkins‘,

de juillet 2012 sur Dig Within

Bremer et Jenkins

Avant le 11 septembre 2001 et pendant des années, deux Américains étaient spécialement bien placés; et, ils ont encadré le débat national sur le terrorisme.

Ces personnes sont Brian Michael Jenkins et L. Paul Bremer.

Quelques années avant les attentats du 11 septembre 2001, ils ont joué des rôles étonnants sur la sécurité de l’aviation et celle du World Trade Center (WTC).

Bremer et Jenkins étaient-ils des hommes de paille d’un programme qui vantait la menace du terrorisme tout en fabriquant des événements terroristes à des fins politiques?

Si tel était le cas, ce n’est pas la première fois que le peuple américain est soumis à une propagande agressive d’une menace à la sécurité nationale, pour finir par découvrir que cette menace était exagérée ou inexistante.

Maintenant, il est largement admis que la menace militaire soviétique contre les États-Unis était une invention vantée pour des intérêts politiques et financiers. [1]

La propagande conduisant à la guerre froide a été efficace.

Principalement, elle a permis d’établir une politique gouvernementale pour encadrer le débat national sur les menaces considérées importantes et pour contrôler les médias.

La propagande qui a conduit à la guerre contre le terrorisme a subi le même modus operandi.

Un bref examen des personnes et des rapports qui ont promu la menace communiste soviétique est utile pour comprendre sa résultante; laquelle est la menace ‘terroriste islamique’.

La menace communiste et le terrorisme d’État

Après la Seconde Guerre mondiale, Paul Nitze est à l’origine des trois rapports les plus importants promouvant la perception d’une menace soviétique contre les États-Unis.

Paul Nitze

Au début, l’administration Truman ne percevait pas les Soviétiques comme une menace majeure.

Le premier rapport NSC68 de Paul Nitze a contribué à changer cette politique.

Le deuxième rapport Gaither de 1957 prétend que les États-Unis ont pris du retard par rapport aux Soviétiques en matière d’armement nucléaire.

Nitze banquier d’investissement devenu l’un des principaux décideurs du gouvernement est clairement devenu un homme puissant.

Paul Nitze regardant son portrait à Université Johns Hopkins à Washington DCSource

L’auteur Burton Hersh a indiqué que Nitze faisait parti des deux personnes se réunissant tous les trimestres dans le bureau de Frank Wisner; et, il sélectionnait les missions soumises au Office of Policy Coordination [OPC – Bureau de la Coordination Politique].

L’OPC est le premier groupe d’opérations secrètes de la CIA. [2]

De plus, Nitze a été le fondateur du Committee on the Present Danger (CPD).

[Le Committee on the Present Danger est un lobby néo-conservateur américain créé pour promouvoir la ligne dure contre l’Union soviétique à la suite des travaux du Team B (Équipe B).]

Dans les années 1950, ce groupe d’action politique a provoqué la remilitarisation des États-Unis en promouvant les idées du NSC68.

En 1975 et 1976, le CPD est ressuscité par les faucons de la guerre froide.

Parmi eux se trouvait Donald Rumsfeld, lequel voulait éliminer la politique de détente et de l’endiguement soviétique au profit d’un autre renforcement militaire.

En 2004, le CPD ressuscite encore une fois pour promouvoir une guerre plus agressive contre le terrorisme. [3]

Peter Dale Scott note une différence de processus entre la première incarnation du CPD et la seconde.

Il écrit que, le premier CPD est créé par un consensus étatique pour se mobiliser contre une menace soviétique qui, était disposé à dissiper les malentendus.

Cependant, la deuxième version ‘a été montée en opposition à une politique gouvernementale qui menaçait d’établir un monde plus pacifique et moins militarisé.’

Bref, les intérêts défendus n’étaient pas ceux de la nation mais du complexe militaro-industriel lui-même.’ [4]

De 1963 à 1967, Nitze est le secrétaire à la Marine; et, au moment de l’incident du golfe du Tonkin en 1964, il était en fonction à ce poste.

Sur des affirmations concernant une attaque contre des navires de la marine américaine, la résolution du golfe du Tonkin a amené l’armée américaine au Vietnam.

Dès 1968, les archives du gouvernement indiquent que Nitze était responsable de la suppression des documents prouvant que les allégations portant sur golfe du Tonkin faites par la marine américaine étaient fausses. [5]

Les navires américains n’ont jamais été attaqués.

Malgré ces faits troublants, Nitze a occupé le poste de secrétaire adjoint à la Défense de 1967 à 1969.

Son patron, le secrétaire à la Défense Clark Clifford, a essentiellement laissé la gestion du DOD [Département de la Défense] à Nitze.[6]

Mais Clifford a rédigé le rapport officiel sur l’attaque de l’USS Liberty, en 1967.

Le rapport de Clifford a révélé que l’armée israélienne était négligente mais que l’agression contre le Liberty n’était pas préméditée. [7]

Beaucoup de survivants soutiennent que c’était délibéré. [8]

Clifford est devenu une infâme figure de proue de la ‘Bank of Credit and Commerce International‘ (BCCI) qui finance le terrorisme.

En 1969, Nitze et son mentor, Dean Acheson, ont commencé à donner des cours à des politiciens en herbe; ces derniers sont recommandés par leur collègue Albert Wohlstetter de l’Université de Chicago et de la RAND Corporation [‘une Company pour conseiller l’armée américaine’].

Sous la supervision de Nitze, Richard Perle et Paul Wolfowitz sont introduit dans le fonctionnement et la structure du pouvoir du gouvernement américain. [9]

Richard Perle et Paul Wolfowitz

Le faux-événement du golfe du Tonkin est un exemple de manipulation sous faux drapeau à des fins politiques.

Et, l’incident de Liberty semble avoir été une grande dissimulation d’une attaque contre des militaires américains.

À l’époque, le terrorisme d’État était déjà un fait bien établi.

Par exemple, en 1962, le Comité des chefs d’état-major interarmées [Joint Chiefs of Staff – JCS] ont approuvé un plan appelé Opération Northwoods.

Badge du JCS

Cette opération a permis ‘au lancement d’une violente vague de terrorisme à Washington, DC, à Miami et ailleurs.

Des gens seraient accusés d’attentats à la bombe qu’ils n’ont pas commis et des avions seraient détournés.

[Ce qui fournirait] le soutien public et international dont ils avaient besoin pour lancer leur guerre.’ [10]

Aujourd’hui, les documents signés sont disponibles au public.

Pour cette raison, nous savons qu’occasionnellement des représentants de haut niveau du gouvernement américain trament des crimes contre le peuple Américain [ou l’Amérique], dans le but de déclencher des guerres. [11]

Bien que le président Kennedy a rejeté les Opérations Northwoods, le plan devient historiquement plus curieux lorsque l’on prend compte les activités qui ont suivi des membres du JCS; ceux qui ont approuvé ce plan.

Par exemple, en 1962, le président Lyman Leminitzer au JCS est passé directement de coordinateur de l’Opération Northwoods à celui de Commandant suprême des forces alliés en Europe (SACEUR), de 1963 à 1969.

Il a été placé à la tête des forces de l’OTAN.

Daniele Ganser indique que, le SACEUR dirigeait une agence appelée Clandestine Planning Committee (CPC) qui était chargée de coordonner l’Opération Gladio .[12]

Gladio était une campagne secrète de terrorisme bien coordonnée dirigée par les États-Unis et d’autres gouvernements occidentaux contre leurs propres populations.

Des centaines d’innocents ont été tués ou mutilés dans des attaques terroristes.

Ces opérations violentes seront imputées à des gauchistes subversifs ou à d’autres opposants politiques.

De 1974 à 1986, le général italien Paolo Inzerilli a commandé les forces italiennes de Gladio.

Plus tard il déclare:

‘Les États-Unis omniprésents dominaient le CPC secret qui dirigeait la guerre secrète.’ [13]

Depuis les quartiers généraux de l’OTAN et du CPC à Paris, puis à Bruxelles, les États-Unis ont joué un rôle de premier plan dans l’armement et la coordination des groupes terroristes dans divers pays européens, de 1960 jusqu’à la fin des années 1980.

Ils sont gérés en grande partie par les États-Unis, la Grande-Bretagne et la Belgique.

Les autres pays de l’OTAN impliqués comprenaient l’Allemagne, la France, l’Italie, le Danemark, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, la Turquie et la Grèce.

Les attaques terroristes de Gladio sont combinés à des propagandes d’attaques terroristes.

Leur but est d’inciter la volonté publique et la politique financière pour soutenir une préparation militaire et des réponses toujours croissantes à la crainte d’une menace communiste.

En 1973 et 1974, auprès de l’OTAN, Donald Rumsfeld est l’ambassadeur des États-Unis.

À Bruxelles, il a vécu et travaillé avec les planificateurs Gladio au plus fort des opérations de ce programme.

Alexander Haig est devenu SACEUR lorsque Rumsfeld a quitté Bruxelles; et, il est resté à ce poste jusqu’en 1979.

Avant et après son mandat au SACEUR, Haig collabore avec Bremer, Jenkins et Rumsfeld, à la Maison Blanche.

Paul Nitze a eu la chance de superviser le troisième rapport majeur qui a fait monter la menace soviétique grâce à un autre signataire des Operations Northwoods.

Le projet connu sous le nom Team B est lancé grâce aux actions du Foreign Intelligence Advisory [Commission présidentielle du Renseignement extérieur] du président Ford, dirigé par George Anderson; lequel est signataire de l’Opération Northwoods.

Team B était une réévaluation des données existantes de la CIA (ou de l’équipe A) par un petit groupe ‘d’experts extérieurs” dirigé par Richard Pipes.

Pipes dépeint faussement la menace militaire soviétique en la qualifiant de persistante et croissante alors que toutes les preuves objectives disaient le contraire.

L’initiative est approuvée par le directeur de la CIA George HW Bush; et, Nitze et Wolfowitz se trouvaient parmi les principaux conseillers.

Alors que Rumsfeld était à Bruxelles, dans un ‘réseau d’intervenants dans les secteurs privé’ européen appelé le Cercle Pinay, il a décidé d’exporter ses techniques de propagande aux États-Unis.

Le Cercle Pinay a fonctionné à l’époque de la guerre froide pour fournir ‘un financement secret, une propagande noire et des liens avec des coups d’État planifiés’ pour un réseau de renseignement privé composé ‘d’agents voyous de la droite internationale‘.

En 1974, la partie britannique de l’ensemble du Cercle a travaillé à la création d’une pièce maîtresse dans son front de propagande, l’Institute for the Study of Conflict (ISC), appelé Washington Institute for the Study of Conflict (WISC).

Le WISC est officiellement fondée en 1975.

L’ISC, composé d’anciens agents du MI6, ‘a fait connaître à la presse les points de vue de la communauté du renseignement sous le couvert d’un organisme neutre de recherche universitaire.’

Le WISC a emboîté le pas aux États-Unis.

Le WISC s’est associé à une machine de propagande existante basée à New York et fondée par William Casey et Frank R. Barnett, membre du CPD, appelé National Strategy Information Center (NSIC).

Pendant ce temps, les rôles de Nitze et des autres champions de Team B du complexe militaro-industriel se sont accrus sous les administrations Ford et Reagan.

La dernière réunion du Cercle Pinay a eu lieu en décembre 1979, en présence de William Colby, de Paul Volcker étant le président de la Federal Reserve Bank et d’Edwin Feulner, le président de la Heritage Foundation.

Les opérations du complexe du Cercle ont été redirigées par le nouveau chef français de la SDECE, Alexandre de Marenches.

Ensuite, de Marenches a dirigé la formation du Safari Club.

De Marenches a recommandé William Casey comme directeur de la CIA à Ronald Reagan.

Et, il est devenu ami avec le propagandiste belgo-américain Arnaud de Borchgrave, lequel plus tard sera actionnaire de Stratesec. [15]

Comme pour la conduite des trois principaux rapports sur la menace soviétique par Nitze, deux hommes étaient les principaux dirigeants des commissions liées au terrorisme dans les années qui ont précédé le 11 septembre 2001.

Ces hommes étaient Brian Michael Jenkins et L. Paul Bremer.

Dans les années 1970 et 1980, avec l’aide de Nitze et d’autres, Bremer et Jenkins ont transformé la menace soviétique en une menace de ‘terrorisme internationale’.

De ce fait, ils ont converti cette menace en une croyance largement répandue aujourd’hui en un ‘terrorisme islamique’.

Pour mieux comprendre les rôles joués par Bremer et Jenkins dans l’affaire du 11 septembre 2001, et en tant que propagandistes terroristes, nous devrions examiner leurs histoires personnelles.

Brian Michael Jenkins

De 1989 à 1998, Jenkins a été vice-président de la gestion des crises pour Kroll Associates.

Jenkins

Kroll a dirigé l’Administration portuaire de New York et la réponse du New Jersey (PANYNJ) à l’attentat à la bombe du World Trade Center (WTC) en 1993, en termes d’améliorations de la sécurité.

Comme l’a déclaré, Douglas G. Karpiloff, le responsable du programme PANYNJ pour les systèmes de sécurité du WTC:

‘Après l’attentat à la bombe, nous avons demandé aux meilleurs consultants en sécurité du pays, Kroll Associates, de faire une analyse de sécurité complète pour nous; et, nous avons suivi leurs recommandations.’ [16]

Pendant ce temps, Jenkins examinait la possibilité que des avions de ligne s’écrasent sur les tours jumelles. [17]

Chef de l’évaluation des menaces sur le WTC, Jenkins a été interrogé sur les plans qui auraient pu être faits pour éviter ce qui s’est passé le 11 septembre 2001.

Jenkins a déclaré:

‘Nous savions qu’il n’y avait aucun moyen réaliste de protéger les gratte-ciel d’une mission suicide.

Nous ne pouvions pas très bien monter des batteries de missiles au-dessus des Fenêtres sur le restaurant du Monde.’ [18]

Les antécédents de Jenkin en tant qu’officier des opérations spéciales et conseiller politique de droite a fourni des accusations sur son rôle au WTC.

Peu de temps après l’attentat à la bombe de 1993, il a été remarqué que Jenkins n’a ‘cessé‘ d’expliquer la menace à laquelle nous étions confrontés.

Décrit comme l’un des “plus anciens rescapés de l’ère du ‘revenir en arrière’ de Reagan, Brian Jenkins de la RAND était à la fois un apologiste et l’un des architectes de la guerre contre le Nicaragua, une guerre terroriste visant principalement la population civile et les infrastructures.” [19]

Jenkins a joué un rôle essentiel dans la planification des futurs événements terroristes au WTC; notamment, en examinant la possibilité d’accidents d’avion de ligne, avant qu’ils ne se produisent réellement le 11 septembre 2001.

De plus, en prenant compte les affirmations qu’il aurait participé à la planification et à la mise en œuvre d’une ‘guerre terroriste’ en Amérique centrale au cours des années 1980, une enquête sur sa personne concernant le 11 septembre 2001 aurait dû être engagée.

Jenkins est né en 1942, et il est devenu un sous-officier de l’infanterie à l’âge de 19 ans.

Étant un soldat des forces spéciale, il a participé à de nombreuses opérations secrètes dans les années 1960.

Il était au Guatemala en 1965, l’année où le conseiller à la sécurité John P. Longan est arrivé.

Et, ‘il a lancé l’Opération Nettoyage, une opération d’escadrons de la mort avec une élite de l’armée guatémaltèque; laquelle, pendant l’année 1966, a procédé à des enlèvements, des assassinats, a tué les dirigeants des syndicats et des fédérations paysannes du Guatemala.’ [20]

En outre, Jenkins a fait partie de la 7e occupation des forces spéciales de la République dominicaine, au cours de laquelle ‘environ 75 membres de la compagnie E du 7e groupe des forces spéciales ont été déployés.’ [21]

Ensuite, Jenkins sert avec le Groupe des 5e Forces Spéciales au Vietnam; où, il vivait à la campagne parmi les villageois, ‘essayant d’en recruter le plus possible dans une force de contre-guérilla pro-américaine’. [22]

Pendant ce temps, Jenkins s’est engagé en tant que consultant sur le terrain pour la RAND Corporation.

Il est devenu bien connu par un document confidentiel de 1968 qu’il a écrit pour la RAND intitulé ‘The Unchangeable War’. [23]

Jenkins a cité neuf obstacles à une victoire américaine au Vietnam et a suggéré que la guerre pourrait être perdue en raison de ces symptômes au niveau de la ‘rigidité institutionnelle’ de l’armée.

Il a aussi souligné que son patron, le général Cleighton Abrams, était en charge d’un programme de pacification dirigé par Robert Komer; lequel, a été crédité pour la gestion d’un projet de meurtre de masse connu sous le nom de programme Phoenix.

Il est devenu plus tard membre du WISC.

Dans un article de 1971 décrivant le dernier effort pour ‘vietnamiser’ la guerre, Jenkins a remercié ses collègues Romer et Fred Ikle de la RAND. [24]

Dans les années 1960, en tant que pionnier des opérations psychologiques, Ikle a rédigé des rapports et des mémorandums pour la RAND.

Il semble raisonnable de se demander, si Jenkins était un agent psychologique et s’il faisait partie du programme Phoenix comme Richard Armitage.

En 1972, à l’âge de 30 ans, Jenkins lance le programme de recherche sur le terrorisme de la RAND.

Il a été ‘convoqué à Washington par l’administration Nixon; et ils a proposé de mettre en place un comité au niveau du Cabinet pour faire face à la menace terroriste.’ [25]

Deux ans plus tard, Jenkins a écrit que le terrorisme parfois fonctionne.

De plus, il a précisé que la capacité de s’engager dans le terrorisme n’était pas limité aux étrangers, mais que même les soldats américains pouvaient être considérés comme des terroristes s’ils tuaient des civils.

Jenkins a écrit sur la ‘terreur gouvernementale’ et sur la façon dont les gouvernements nationaux commenceraient à employer des terroristes comme substituts. [26]

En outre, Jenkins a expliqué que ‘le terrorisme vise les gens qui regardent, pas les vraies victimes. Le terrorisme est du théâtre.’ [27]

Il croyait que l’un des objectifs du terrorisme était ‘d’imposer l’obéissance et la coopération.

C’est l’objectif normal du terrorisme d’État ou officiel’; et que ‘le succès exige la création d’un climat de peur et l’apparente omniprésence de l’appareil de sécurité intérieure. [28]

Jenkins a écrit des articles avec George K. Tanham, un membre du WISC.

Et, il a été publié non seulement par la RAND mais aussi par Crane Russak Company, qui a publié des articles de James Theberge, un membre du WISC, ainsi que du propagandiste du NSIC Frank R. Barnett., et Paul Nitze.

Un article de 1976 de Jenkins a décrit une réunion au sommet de la RAND sur le terrorisme qui comprenait des sommités telles qu’Andrew Marshall.

Dans cet article, Jenkins a plaidé en faveur d’une armée plus flexible; et, plus tard Rumsfeld fera sa promotion.

Il a appelé à la création d’un nouveau type d’unité d’opérations spéciales, tout comme le Joint Special Operations Command (JSOC) qui a succédé à l’OPC, quelques années plus tard.

Puis, il a collaboré avec la CIA pour lutter contre le terrorisme.

Il a aussi suggéré que la collaboration antiterroriste des États-Unis avec les Britanniques, les Allemands de l’Ouest et les Israéliens devrait se poursuivre. [29]

En 1981, Donald Rumsfeld est devenu président du conseil d’administration de la RAND Corporation; un poste qu’il a occupé jusqu’en 1986 et qu’il a occupé à nouveau de 1995 à 1996.

Alors que Rumsfeld prenait la relève à la RAND, Jenkins a passé en revue l’exagération médiatique des événements terroristes et la couverture de l’impact psychologique.

Il a écrit:

‘Les médias exagèrent la force des terroristes, créant l’illusion de leur omniprésence.’

Dans le même temps, il a passé en revue le soutien du public, via les réponses de sondages, concernant une force de police mondiale spéciale pour lutter contre le terrorisme. [30]

À cette époque, Jenkins a commencé à préconiser l’utilisation du terrorisme pour manipuler psychologiquement les populations civiles.

En tant que conseiller dans la construction d’un programme de contre-insurrection au Salvador, Jenkins a recommandé que les méthodes traditionnelles soient complétées par l’utilisation de la propagande pour discréditer les insurgés en tant que ‘terroristes’.

Dans un autre article de 1984, Jenkins a recommandé que les États-Unis s’engagent dans une guerre de faible intensité contre le Nicaragua par le biais d’une armée par procuration.

De telles actions relèvent de la définition même de Jenkins du terrorisme parrainé par l’État. [31]

En 1986, Jenkins faisait partie d’un petit groupe qui conseillait le secrétaire d’État George Shultz sur les questions de terrorisme.

Il est constaté que ‘ses visites à Washington sont devenus plus fréquents.

Il a passé du temps avec William J. Casey, le directeur de la CIA, ainsi qu’avec le secrétaire à la Défense Caspar W. Weinberger et d’autres conseillers administratifs représentants du terrorisme pour le ministère de la Défense.

En 1988, il commençait à devenir clair que l’image d’une menace soviétique ne pouvait plus être soutenue.

L’empire soviétique s’effondrait économiquement et ce fait ne pouvait être passé sous silence.

À l’époque, Jenkins a commencé à suggérer que la responsabilité soviétique du terrorisme, longtemps proclamée , n’était pas fondée sur des preuves mais elle était politiquement requise à l’époque de Reagan.

Jenkins pensait que blâmer les Soviétiques à l’avenir ne pouvait que nuire aux efforts antiterroristes.

Il fallait un nouvel ennemi.

À l’époque, le problème était qu’un nouvel ennemi de calibre soviétique n’était pas évident à trouver.

La Libye a de nouveau été blâmée pour l’attentat à la bombe de Lockerbie en décembre 1988, mais les prédécesseurs d’Al-Qaïda travaillaient toujours pour la CIA en Afghanistan.

En fait, Richard Armitage a rencontré et travaillé avec l’ISI pakistanaise et les moudjahidines.

Plus tard, certains partis partis d’entre eux seront connues sous le nom d’Al-Qaïda. [33]

Entre 1988 et 1998, la connexion américano-al-Qaïda s’est développée.

Les recrutements effectués dans des centres américains comme al-Kifah à New York, et les révélations sur l’agent d’al-Qaida Ali Mohamed témoignent de cette connexion.

Ali Mohamed est connu comme un planificateur clé de la première attaque du WTC en 1993 et ​​un entraîneur au vu d’un complot pour le 11 septembre 2001.

Mohamed était un sergent instructeur de l’armée américaine et un informateur du FBI.

Il a été autorisé à entrer et sortir librement des États-Unis pendant de nombreuses années; et, lors de sa détention, il a été autorisé à négocier un plaidoyer. [34]

La protection américaine d’agents comme Mohamed était un moyen d’assurer une progression du terrorisme.

Mais pour transformer la menace principale d’un empire soviétique ou communiste monolithique, en une organisation terroriste non étatique plus flexible comme al-Qaïda, des quantités importantes de communication intergouvernementale couplées à une propagande publique étaient nécessaires.

Autrement dit, nous avions besoin de commissions officielles pour évaluer et faire un rapport sur la nouvelle menace.

En 1996, Jenkins a été nommé à la ‘Commission de la Maison Blanche sur la Sécurité et la Sûreté de l’Aviation’* .

[*’White House Commission on Aviation Safety and Security’].

Il rejoint le vice-président Gore, le directeur de Stratesec James Abrahamson, l’ancien directeur de la CIA John Deutch et le directeur du FBI Louis Freeh.

Une recommandation de la Commission a encouragé la mise en place sur tous les civils du Système de positionnement mondial (GPS – Commission urged all-civilian implementation of Global Positioning System) fourni par le ministère de la Défense. [35]

D’autres recommandations portaient sur le profilage des passagers et la technologie liée à la prévention des détournements d’avion.

En 1999, Jenkins a co-écrit un livre intitulé ‘Aviation Terrorism and Security’ avec le professeur britannique Paul Wilkinson. [36]

Wilkinson était un propagandiste du terrorisme pour le Cercle Pinay et l’ISC, l’organisation mère du WISC. [37]

Il a souvent fait des présentations publiques avec les dirigeants de l’ISC, dont Brian Crozier, Robert Moss et chef du média allemand de la propagande terroriste, Hans Josef Horchem.

En juillet 1979, en tant que principal conseiller antiterroriste de Margaret Thatcher, Wilkinson est invité à prendre la parole à la Conférence de Jérusalem sur le terrorisme international (JCIT), avec Benjamin Netanyahu, Richard Pipes et George Keegan, des membres deTeam B, ainsi que le sénateur Henry (Scoop) Jackson et George HW Bush.

Comme l’a écrit, l’auteur Nafeez Ahmed dans ‘The War on Truth’:

‘Le JCIT a établi les fondements idéologiques de la ‘guerre contre le terrorisme’.

Le thème déterminant de la JCIT était que le terrorisme international constituait un mouvement politique organisé dont l’origine ultime était l’Union soviétique.’ [38]

Plus tard, en 1999 et 2000, Jenkins a été conseiller auprès de la Commission nationale sur le terrorisme, dirigée par L. Paul Bremer, également connue sous le nom de ‘Commission Bremer‘.

Les détails des conclusions de cette Commission sont présentés ci-dessous.

Jenkins est nommé conseiller principal de la Commission Hart-Rudman, une autre des principales commissions liées au terrorisme chargée d’évaluer la nouvelle menace.

Les membres de la Commission Hart-Rudman comprenaient Lee Hamilton, qui deviendra plus tard vice-président de la Commission sur le 11 septembre 2001, et Lynne Cheney.

Il semble que, Lynne Cheney a quitté la commission parce que d’autres membres n’étaient pas d’accord avec son affirmation; selon laquelle, une guerre avec la Chine était la plus grande menace pour les États-Unis. [39]

La Commission Hart-Rudman a rapporté en janvier 2001 que ‘l’Amérique deviendra de plus en plus vulnérable aux attaques hostiles contre notre patrie, et notre supériorité militaire ne nous aidera pas.’

En outre, la Commission a prédit que ‘l’espace deviendra un environnement militaire critique et compétitif’; et, elle a appelé à ‘la création d’une nouvelle Agence nationale de sécurité intérieure indépendante.’ [40]

Après le 11 septembre, dans une brochure de 2002 intitulée ‘Contrer al-Qaïda’, Jenkins a écrit:

‘Al-Qaïda constitue la menace immédiate la plus grave pour la sécurité des États-Unis.’

Il a remercié Bremer.

L. Paul Bremer

Après l’invasion américaine de 2003, Bremer est surtout connu pour avoir été le gouverneur de l’occupation de l’Irak et pour avoir pris bon nombre des décisions qui ont conduit la société irakienne dans une spirale de ralentissement.

Mais l’homme peut facilement être considéré comme la figure la plus importante dans l’évaluation américaine du terrorisme avant le 11 septembre 2001.

Curieusement, Bremer était au WTC le 11 septembre 2001.

Son employeur au moment des attentats, le géant de l’assurance Marsh & McLennan, occupait exactement les huit étages de la zone d’impact de la tour nord.

En octobre 2000, Bremer a pris le poste de PDG de Marsh Political Risk Practice, et il obtient un bureau dans la tour sud.

À l’époque, on ne sait pas exactement quels risques politiques il a évalué, mais il était positionner précisement pour aider à tirer parti de la victoire politique du 11 septembre 2001.

Le jour des attentats, il est interviewé par la NBC; et, il a déclaré qu’Oussama ben Laden était responsable et que peut-être l’Irak et l’Iran étaient aussi impliqués.

Puis, il a appelé à la réponse militaire la plus sévère possible.

Google a supprimé la vidéo de l’interview de ses serveurs à trois reprises et l’a bloquée une fois. [41]

Bremer est né à Hartford, dans le Connecticut en 1941; il a un an de plus que Jenkins.

Il a fait ses études dans les écoles préparatoires à Ivy League, dont la Phillips Academy, quelques années avant George W. Bush.

Comme Bush, Bremer est aussi diplômé de l’université de Yale, en 1963.

Ensuite, il obtient un certificat d’études politiques en 1964 à l’Institut d’études politiques de l’université de Paris, puis poursuit à Harvard pour un MBA.

En 1966, il rejoint le corps diplomatique, qui l’envoie d’abord à Kaboul, en Afghanistan, en tant qu’officier des services généraux.

Il a ensuite été affecté à Blantyre, au Malawi, en tant que responsable économique et commercial, de 1968 à 1971.

À l’époque, la CIA plaçait ses agents dans les bureaux de Service Extérieur [Étranger – Foreign Service] afin d’assurer l’immunité diplomatique et d’assurer la sécurité des dossiers et des communications.

L’histoire a conduit à ‘l’établissement de petits contingents à de très grands d’officiers du renseignement américain dans la plupart de nos ambassades et consulats à travers le monde.’ [42]

Bremer était au Malawi à l’époque où il s’agissait essentiellement d’un État policier, et quelques années seulement après que Frank Carlucci a été affecté dans le même secteur.

Après que les États-Unis sont accusés d’avoir utilisé des mercenaires blancs pour attaquer depuis les régions voisines, Carlucci est expulsé d’urgence de Tanzanie par le président du Malawi. [43]

Officiellement, Carlucci est appelé un agent du ‘Service Étranger’, mais il a également été expulsé du Congo et de Zanzibar pour des activités subversives.

Au cours des années 1970, Bremer a occupé divers postes au sein du département d’État, notamment en tant qu’assistant d’Henry Kissinger de 1972 à 1976.

Il a été adjoint chef de mission à Oslo de 1976 à 1979, alors qu’Alexander Haig était SACEUR.

Bremer est retourné aux États-Unis pour occuper un poste de secrétaire exécutif adjoint du Département d’État de 1979 à 1981.

Fait intéressant, une lettre de 1979 à Bremer est saisie à l’ambassade des États-Unis à Téhéran pendant la révolution.

La lettre, écrite deux mois avant la prise d’otages américains, assurait à Bremer de ‘notre intérêt pour un accès continu au pétrole iranien devrait être protégé par la capacité du nouveau gouvernement à maintenir l’ordre dans les champs pétrolifères et son besoin de revenus.’ [44]

En 1981, Bremer a été nommé secrétaire exécutif et assistant spécial d’Alexander Haig.

Peu de temps après la démission de Haig en juin 1982, Bremer, qui ‘dirige les opérations techniques du département’, a demandé aux hauts fonctionnaires du département d’État de préparer de brèves notes sur les questions clés pour mettre M. Shultz au courant. [45]

Lorsque Schultz s’est installé en tant que nouveau secrétaire d’État, il a spécifiquement choisi de conserver Bremer et Lawrence Eagleburger parmi ses principaux collaborateurs.

En 1983, Ronald Reagan a nommé Bremer ambassadeur aux Pays-Bas et il est resté à ce poste jusqu’en 1986.

Les guerres secrètes de Gladio se sont déroulées aux Pays-Bas pendant que Bremer était là, comme ils l’a fait en Norvège lorsqu’il était l’adjoint chef de la mission. [46]

En 1986, Reagan a ramené Bremer aux États-Unis en le nommant ambassadeur itinérant pour la lutte contre le terrorisme ainsi que coordinateur de la lutte contre le terrorisme.

William Casey et les autres membres de l’administration Reagan ont rencontré Brian Jenkins cette année-là sur la menace terroriste.

A l’époque, le leader libyen Mouammar Kadhafi est cité comme le plus grand pourvoyeur de terrorisme.

Cela pourrait être lié aux tentatives de Kadhafi de convertir son commerce de pétro-dollars américains en un nouveau marché en dinar-or africain.

Mais le bombardement d’une discothèque à Berlin est imputé à la Libye et les États-Unis ont bombardé le pays en réponse.

Alors que Bremer était ambassadeur aux Pays-Bas, puis responsable de la lutte contre le terrorisme du département d’État, Paul Nitze était conseiller spécial du président et du secrétaire d’État sur le contrôle des armements.

Ensuite, Nitze a occupé un poste similaire pour George HW Bush, mais Bremer a démissionné pour rejoindre Kissinger Associates en tant que directeur général.

Alors que Bremer démissionnait, le New York Times a rapporté que le discours à la Clint Eastwood de Reagan sur la lutte contre le terrorisme a abouti à peu, ou à rien en termes de justice.

Pendant le mandat de Bremer, un seul terroriste a été amené aux États-Unis pour y être jugé, et c’était insignifiant.

Abu Nidal est cité comme le ‘praticien du terrorisme le plus notoire au Moyen-Orient’, mais aucun acte d’accusation pour Nidal n’a été publié. [47]

Kissinger Associates a eu un certain nombre de réunions avec des représentants de la BCCI, peut-être pendant que Bremer y travaillait.

La BCCI était impliquée dans le financement de terroristes; et, elle était liée au réseau de renseignement pakistanais, d’où provenaient plusieurs conspirateurs présumés du 11 septembre 2001, dont Khalid Sheik Mohammed.

En fait, le Time magazine a rapporté ce qui suit.

Vous ne pouvez pas tracer une ligne séparant les agents noirs de la banque et les services de renseignement pakistanais.’ [48]

Alors que le scandale de la BCCI allait crescendo, Bremer et ses collègues de Kissinger Associates ont refusé de fournir les documents demandés par les enquêteurs du Sénat. [49]

Au moment de l’attentat du WTC de février 1993, Bremer a fait une remarque similaire à celle de Jenkins, en termes de difficulté à prévenir le terrorisme au WTC.

Bremer a déclaré:

‘Il y aura juste moins de sécurité dans un endroit comme le World Trade Center qu’au Congrès, à la Maison Blanche, ou à la Cour suprême.’

‘Il est plus facile de se déplacer à New York, et il est plus facile d’y créer une grande terreur.’ [50]

Encore une fois, il semble étrange que l’Américain qui en savait le plus sur le terrorisme remarque le danger sur le WTC et se trouve ensuite exactement dans cette situation dangereuse le 11 septembre 2001.

Aussi, il est curieux que Bremer, qui était peut-être le deuxième expert américain le plus connu en terrorisme et qui a conçu le système de sécurité du complexe WTC, fasse une déclaration similaire à celle de son collègue Jenkins sur l’incapacité de protéger le WTC.

En 1996, alors qu’il travaillait toujours pour Kissinger Associates, Bremer a écrit un article cinglant sur le manque de concentration de Clinton sur le terrorisme.

Dans cet article, Bremer a appelé Clinton à appliquer un plan solide en dix étapes pour lutter contre le terrorisme par une action sans compromis.

Il a écrit que, ‘ce ne sont pas des options’. [51]

Apparemment, Bremer n’a pas vu l’ironie dans son commentaire sur les options concernant le refus de sa propre entreprise de coopérer avec l’enquête du Sénat sur le financement du terrorisme de la BCCI.

En 1996, les tours Khobar en Arabie saoudite, situées près du siège de Saudi Aramco, ont été bombardées.

Contrairement aux affirmations selon lesquelles al-Qaïda était derrière le bombardement, les États-Unis ont blâmé le Hezbollah d’al-Hejaz pour l’attaque.

Le gouvernement américain n’a attribué que quatre attentats terroristes à al-Qaïda avant le 11 septembre 2001, cités dans une liste du Département d’État de 2002 et republiée en 2004. [52]

Ces attaques étaient une série d’attentats à la bombe au Yémen en décembre 1992, l’abattage d’hélicoptères américains en Somalie en 1993, les bombardements des ambassades américaines en Afrique en 1998 et l’incident de l’USS Cole en 2000.

En août 1998, deux ambassades américaines en Afrique sont bombardées; et, les attaques ont été attribuées à Oussama ben Laden (OBL) et au groupe encore non signalé appelé al-Qaïda.

Le gouvernement américain a répondu par des bombardements sur le Soudan et l’Afghanistan; et, avec l’aide du New York Times, il a commencé à créer un mythe intense sur OBL et al-Qaïda.

la secrétaire d’État Madeleine K. Albright a déclaré ce qui suit.

‘C’est, malheureusement, la guerre du futur’.

‘L’organisation Oussama ben Laden a déclaré la guerre aux Américains et a clairement indiqué qu’il s’agit de tous les Américains, n’importe où.’

Samuel Berger du NSA déclare:

‘C’est un mal qui est dirigé contre les États-Unis. Cela va persister.’

Le sous-secrétaire d’État Thomas R. Pickering dira:

‘Nous sommes là pour un bon moment.’ [53]

James Foley, représentant du département d’État précisera:

‘Une nouvelle ère, en effet, est à nos portes.

Il est impératif que le peuple américain comprenne et se prépare à faire face à ce genre de menace au 21e siècle, aussi longtemps qu’il sera nécessaire pour faire face à la menace.

Rétrospectivement, il est surprenant que la toute première référence à al-Qaïda dans le New York Times, se soit produite trois ans avant le 11 septembre 2001.

La première référence du Times de ‘Oussama ben Laden’ date d’avril 1994.

Cependant, la première référence médiatique de ‘al-Qaïda’ remonte à six mois après le lancement de la station Alec de la CIA, en août 1996 par UPI.

La station Alec, qui se concentrait sur la poursuite d’OBL [Oussama ben Laden], a commencé ses opérations en février 1996.

Mais la Commission sur le 11 septembre 2001 a suggéré que la CIA a eu connaissance d’Al-Qaïda quatre ou cinq ans auparavant.

Il n’est pas clair pourquoi le New York Times n’a identifié al-Qaïda comme une menace que quelques années seulement avant le 11 septembre, et dix ans après la CIA.

Plus surprenant est que le Washington Post n’a fait aucun reportage sur al-Qaïda avant juin 1999, et son premier article était hautement spéculatif sur le pouvoir derrière cette nouvelle menace.

“L’acte d’accusation décrit Ben Laden comme le chef ou ‘émir’ d’Al-Qaïda, une ‘organisation terroriste mondiale’ avec des tentacules allant de sa cachette dans les montagnes d’Afghanistan à ses partisans au Texas, en Floride et à New York.

… Mais malgré toutes ses affirmations sur une conspiration mondiale pour assassiner des Américains, cette affaire est, à l’heure actuelle, très discutable.

L’acte d’accusation ne donne aucune explication de comment Ben Laden dirige al-Qaïda, ou comment il a pu organiser les attentats à la bombe contre les ambassades.

Seuls huit des 17 suspects se seraient trouvés au Kenya et en Tanzanie au moment où les ambassades ont été bombardées.’ [54]

Ces déclarations sont à rapprocher de celles de Bremer faites un an plus tôt.

Bremer était complètement confiant alors que The Post était sceptique sur la question.

L. Paul Bremer a déclaré:

‘C’est une croisade dans laquelle il est engagé’.

‘Il y a une différence quantique dans la façon dont Ben Laden considère le terrorisme.’

‘Ce que nous voyons, c’est une évolution vers le terrorisme sur une base plus théologique, vers des groupes qui ne poursuivent pas des objectifs politiques précis.

Lorsque vous commencez à adopter des objectifs aussi larges que ceux de Ben Laden, vous n’êtes plus limité par le nombre de victimes que vous encourez.

Vous êtes maintenant dans un jeu différent.

‘L’élimination de la terreur n’existe pas, pas plus que l’élimination du crime.

Ce qui nous attend, si nous sommes sérieux, c’est le genre d’effort soutenu qu’il a fallu pendant la guerre froide, pas des mois, ni des années, mais des décennies.’ [55]

À partir de ce moment, les États-Unis ont trouvé leur nouvelle menace de calibre soviétique sur laquelle fonder une nouvelle militarisation du pays.

Cependant, il intéressant de savoir que encore un an plus tard, Bremer a fait des déclarations sensationnalistes sur une ‘croisade’ et d’une ‘différence quantique‘.

Le Washington Post rapportait que le dossier du gouvernement contre ce nouveau groupe terroriste était ‘largement circonstanciel‘.

Quoi qu’il en soit, Bremer est sélectionné pour un rôle de premier plan dans plusieurs des commissions suivantes sur le terrorisme.

Tout d’abord, il a été nommé à la Commission Gilmore, présidée par le gouverneur de Virginie James Gilmore.

Donald Rumsfeld était à l’origine membre de la Commission Gilmore. [56]

Le vice-président était James R. Clapper, l’actuel directeur du renseignement national.

Par coïncidence, James Abrahamson, directeur de la société de sécurité Stratesec au WTC , a ensuite embauché Clapper comme son associé pour la direction de la société d’espionnage par satellite Geo-Eye.

La Commission Gilmore était un effort parrainé par le gouvernement fédéral avec une surveillance de la RAND; elle a été affrétée pour évaluer l’état de préparation et évaluer les programmes de réponse au terrorisme et la coordination entre les gouvernement fédéraux, étatiques et locaux.

Au total, la Commission a finalement ‘formulé 164 recommandations concernant la réponse nationale au terrorisme.

Sur ces 164 recommandations, toutes ont été adoptées en tout, ou en partie par le Congrès et le gouvernement fédéral.’ [57]

Malheureusement, malgré l’affirmation de la Commission en 1999 selon laquelle, ‘tous les actes terroristes sont des crimes [58], la plus grande attaque terroriste sur le sol américain a eu lieu deux ans plus tard, et elle n’a pas été traitée comme un crime.

Cela pourrait être dû au fait que la Commission Gilmore a exclu les ‘actes de violence commis par des agents de l’État de bonne foi.’

Et, nous étions donc tous libres de supposer ce que la Commission du 11 septembre 2001a finalement conclu, qu’aucun gouvernement n’a soutenu les conspirateurs du 11 septembre 2001.

La Commission Gilmore n’a trouvé aucune preuve de terrorisme parrainé par les États-Unis, ou de manipulation politique étatique par la violence malgré les révélations de 1990 sur l’Opération Gladio, les révélations de 1997 sur les Opérations Northwoods et le non-événement du golfe du Tonkin; lequel, était largement connu pour être faux dès le milieu des années 90.

Ensuite, Bremer est nommé président de la Commission nationale sur le terrorisme par le président de la Chambre Dennis Hastert, en 1999.

Les autres membres de la Commission comprenaient Jenkins, Fred Ikle, James Woolsey, Maurice Sonnenberg et Jane Harman.

En juillet 1999, le seul candidat musulman à la commission Bremer est démis de ses fonctions suite aux plaintes de certains groupes d’action politique. [59]

Vraisemblablement, le résultat pratique de l’assimilation de l’Islam au terrorisme était déjà acquis d’avance.

La ‘Commission Bremer’ a basé son rapport sur des entretiens avec un certain nombre de personnes considérées comme des experts en matière de terrorisme.

Cela comprenait Richard Armitage, Marion Bowman, Richard Clarke, Stephen Cambone, le directeur du FBI Louis Freeh, Robert Gates, la cohorte de la RAND de Jenkins, Bruce Hoffman, Lewis (Scooter) Libby, le futur directeur par intérim du FBI Thomas Pickard, Michael Rolince, Michael Sheehan, le directeur de la CIA George Tenet, et le collègue propagandiste de Jenkins et participant au JCIT, Paul Wilkinson.

Pour clarifier à quel point cette liste d’entretiens était étrangement fortuite, il faut se rappeler que le nombre d’échecs des services de renseignement américains à capturer les présumés pirates de l’air du 11 septembre 2001 était stupéfiant. [60]

Et, de nombreuses personnes mentionnées ci-dessus, dont Richard Clarke, George Tenet, Louis Freeh, Marion “Spike” Bowman, Michael Rolince et Thomas Pickard ont joué un rôle essentiel dans ces échecs étonnants.

D’autres sur la liste, comme Armitage, Casey le protégé de Robert Gates, l’acolyte de Rumsfeld, Cambone et, l’assistante de Cheney, Libby, ont profité des attentats du 11 septembre pour obtenir des avantages politiques sans précédent.

La présence de Wilkinson est simplement la preuve que la Commission Bremer était une opération de propagande dès le début.

Étonnamment, selon le vice-président de la Commission, Maurice Sonnenberg, la Commission Bremer a essentiellement rédigé le Patriot Act des États-Unis.

Sonnenberg s’est vanté du fait que 20 des 25 recommandations de la Commission ont été intégrées à cette législation controversée et mal révisée.

Désigné comme un adepte d’une ‘aristocratie’ américaine, Sonnenberg a décrit très simplement les raisons du terrorisme contre les États-Unis.

Il déclara:

‘Et pourquoi certaines personnes détestent-elles l’Amérique? Nous sommes le meilleur chien.’

‘Tout le monde déteste le chien supérieur.’ [61]

Bear Stearns, la société de Sonneberg s’est retrouvée au centre de la crise financière de 2008, nécessitant des dizaines de milliards de dollars de renflouement; et, actuellement, elle fait face à un certain nombre d’accusations de fraude en matière de valeurs mobilières et d’investissement. [62]

Ces irrégularités pointent vers ce que l’on pourrait appeler le terrorisme financier; et, le fait est que, occasionnellement, l’aristocratie structurée du ‘top dog’ a besoin d’être renflouée par le petit peuple.

Les recommandations de la Commission Bremer comprenaient un plan visant à transférer le pouvoir au ministère de la Défense ‘lors d’une attaque terroriste catastrophique, ou avant une attaque imminente’.

Une autre recommandation était de préparer un manuel sur la façon de mettre en œuvre l’autorité légale aux niveaux fédéral, étatique et local en cas d’attaque terroriste catastrophique.

Un autre encore était d’instituer des exercices annuels sous la direction du coordinateur national pour le terrorisme (Richard Clarke), pour le contre-terrorisme et la gestion des conséquences lors d’un tel événement.

Le journaliste James Risen a noté, juste après la publication du rapport Bremer, que l’une des recommandations appelait ‘la Central Intelligence Agency à abandonner ses directives relatives aux droits de l’homme concernant le recrutement d’informateurs terroristes’. [63]

Cette recommandation a été clarifiée par une commission dirigée par le propagandiste Arnaud de Borchgrave, comme suit:

‘Il est clair également que, les directives du FBI et de la CIA concernant le recrutement de terroristes comme informateurs doivent être simplifiées pour faciliter le recrutement de terroristes pour fournir des informations.’ [64]

Alors que le rapport de la Commission Bremer est publié, Bremer est apparu dans l’émission Frontline de PBS pour discuter sur une indication du rapport, selon laquelle le terrorisme international était une menace de plus en plus mortelle pour les États-Unis. [65]

Larry Johnson, ancien agent secret de la CIA et expert du département d’État en matière de terrorisme, a rejoint Bremer.

Les remarques de Johnson au cours de ce programme étaient intéressantes:

“Ce qui s’est passé, c’est qu’une fois la menace de l’Union soviétique disparue, nous avons beaucoup de bureaucrates de la sécurité nationale et d’autres bureaucrates qui cherchent un moyen de justifier leur existence; et, beaucoup se démènent pour obtenir la manne antiterroriste.”

Dans le même programme l’année précédente, on a demandé à Johnson si le gouvernement américain faisait de la publicité pour la menace du terrorisme.

Johnson a répondu:

‘Ils exagèrent grossièrement le problème. Ils en font un battage médiatique. Ils ne devraient pas parler de la montée du terrorisme …. Ce qu’ils devraient dire, c’est: Il y a un individu là-bas qui ne nous aime vraiment pas … .’

Johnson a nommé OBL comme cet individu; et, il a précisé que, ‘le problème est le suivant: depuis des années, le gouvernement saoudien, pas seulement Oussama ben Laden mais de nombreuses personnes en Arabie saoudite, envoient de l’argent à des groupes islamiques radicaux.’ [66]

Deux mois seulement avant le 11 septembre 2001, Johnson était encore plus clair.

‘Les Américains sont tourmentés par des fantasmes sur le terrorisme.

Ils semblent croire que le terrorisme est la plus grande menace pour les États-Unis, et qu’il devient de plus en plus répandu et meurtrier.

Ils risquent de penser que les États-Unis sont la cible la plus populaire des terroristes.

Et, ils ont presque certainement l’impression que les groupes islamiques extrémistes sont à l’origine de la plupart des actes de terrorisme ….

Aucune de ces croyances n’est fondée sur des faits …. ‘
[67]

Bien sûr, la Commission sur le 11 septembre 2001 est arrivée aux conclusions opposées.

Et, Johnson travaille maintenant avec Barry McDaniel, l’ancien COO de Stratesec. [68]

En octobre 2000, Bremer a pris son nouveau poste de PDG à Marsh Political Risk.

Il y a peu de coïncidences plus surprenantes que cela; l’homme le plus responsable de fomenter la peur du terrorisme aux États-Unis est allé directement travailler dans les tours du WTC, moins d’un an avant le 11 septembre 2001.

Le bureau de Bremer était dans la tour sud.

Dans une interview avec CNN, après les attentats du 11 septembre 2001, Bremer a affirmé que son bureau était situé ‘au-dessus de l’endroit où le deuxième avion a frappé’.

Quelques jours seulement après les attentats du 11 septembre 2001, Bremer est choisi pour coprésider le groupe de travail sur la sécurité intérieure de la Heritage Foundation; laquelle, a créé un plan pour le département de la sécurité intérieure de la Maison Blanche.

Dans ce groupe de travail se trouvaient Edwin Meese et, encore une fois, Fred Ikle.

Le rapport appelait à des augmentations considérables des dépenses militaires qui n’étaient pas liées au terrorisme, y compris une grande partie de celles que Cheney et Rumsfeld souhaitées avant le 11 septembre 2001.

Puis, Bremer a lancé une nouvelle division de Marsh & McLennan; laquelle a également racheté Kroll Associates, appelée Marsh Crisis.

Dans le même temps, une société appelée Control Risks a fusionné avec Marsh Crisis de Bremer. [69]

Basé à Londres, Control Risks a été l’un des principaux organes de ‘recherche sur le terrorisme’ soutenu par le Cercle Pinay et sa branche de propagande, l’ISC. [70]

En 2003, Bremer est choisi par Donald Rumsfeld pour devenir l’administrateur de l’Autorité provisoire de la coalition en Irak (le gouverneur de l’occupation de l’Irak).

Ses ‘erreurs’ sur le terrain étaient monumentales. [71]

Les collaborateurs les plus proches de Bremer pendant son mandat en Irak comprenaient Clayton McManaway, auparavant membre du programme Phoenix de Robert Komer.

Bernard Kerik, qui était commissaire de police de la ville de New York le 11 septembre 2001, a été nommé par George W. Bush ministre de l’Intérieur pour l’Irak et conseiller politique principal de Bremer.

Affecté à la formation de la nouvelle police irakienne, le travail de Kerik en Irak a été largement reconnu comme un échec lamentable.

À la fin de sa mission remarquablement courte, il a offensé l’armée américaine; et, il a laissé la nouvelle force de police irakienne en ruine.

Bremer n’était pas sans ses petits succès; cependant, au moment de la capture très sensationnelle de Saddam Hussein d’un ‘trou d’araignée’, Bremer a proclamé:

Mesdames et messieurs … nous l’avons eu!’ [72]

Bien sûr, l’homme que Bremer nous a précédemment designé étant derrière le réseau terroriste meurtrier appelé al-Qaïda, et les crimes du 11 septembre 2001, n’a jamais été capturé.

Au lieu de cela, OBL a été tué par le JSOC qui a rapidement jeté ses restes dans la mer sept ans et demi plus tard.

Bremer et Jenkins ont continué à prêter leur voix pour soutenir la guerre sans fin contre le terrorisme.

En fait, l’évaluation de Jenkins aujourd’hui est la suivante:

‘Nous n’allons pas mettre fin au terrorisme, non plus dans l’avenir, à mons avis.’ [73]

Cependant, compte tenu de ce que nous savons de ces hommes, de leurs étroites collaborations avec les propagandistes et leurs rôles lors du 11 septembre 2001, il semble que la fin du terrorisme pourrait commencer simplement par un examen plus approfondi sur L. Paul Bremer et Brian Michael Jenkins.

The Nexus Between Terror Propaganda and Terrorism: Bremer and Jenkins‘,

de juillet 2012 sur Dig Within

[Certaines phrases sont résumées]


Références

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[2] Burton Hersh, The Old Boys, Tree Farm Books, 1992, p 271

[3] Right Web, Committee on the Present Danger, updated November 24, 2009, http://www.rightweb.irc-online.org/profile/Committee_on_the_Present_Danger

[4] Peter Dale Scott, The Road to 9/11: Wealth, Empire, and the Future of America, University of California Press, 2007, p 59

[5] Department of the Navy – Navy Historical Center, The Gulf of Tonkin, The 1964 Incidents, Hearing Before the Committee on Foreign Relations, February 20, 1968, http://www.ibiblio.org/hyperwar/NHC/tonkin1.htm

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[6] Douglas Frantz and David McKean, Friends in high places: the rise and fall of Clark Clifford, Little, Brown, 1995

[7] The Liberty Incident, The Clark Clifford Report, http://www.thelibertyincident.com/clifford.html

[8] John Crewdson, New revelations in attack on American spy ship, Chicago Tribune, October 2, 2007, http://www.chicagotribune.com/services/newspaper/eedition/chi-liberty_tuesoct02,0,43090.story

[9] James Mann, Rise Of The Vulcans: The History of Bush’s War Cabinet, Viking Press, 2004

[10] James Bamford, Body of secrets: anatomy of the ultra-secret National Security Agency. Random House. 2002

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[11] U.S. Joint Chiefs of Staff, “Justification for US Military Intervention in Cuba (TS)”, U.S. Department of Defense, March 1962. For online pdf file, see the National Security Archive at the George Washington University Gelman Library, Washington, D.C., http://www.gwu.edu/~nsarchiv/news/20010430/northwoods.pdf

[12] Daniele Ganser, Nato’s Secret Armies: Operation Gladio and Terrorism in Western Europe, Frank Cass, 2005

[13] Ibid, page 29

[14] David Teacher, Rogue Agents: Habsburg, Pinay and the Private Cold War 1951 – 1991

[15] Kevin R. Ryan, KuwAm and Stratesec: Directors and investors that link 9/11 to a private intelligence network, DigWithin.net, February 24, 2012, https://digwithin.net/2012/02/24/kuwam-and-stratesec-directors/

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[16] Statement by Karpiloff, http://securitysolutions.com/mag/security_world_trade_center/

[17] History Commons Complete 9/11 Timeline, Profile: New York Port Authority http://www.cooperativeresearch.org/entity.jsp?entity=new_york_port_authority

[18] Greg Krikorian, Calmly taking terror’s measure, Los Angeles Times, January 31, 2008, http://articles.latimes.com/2008/jan/31/nation/na-jenkins31

[19] Gerry O’Sullivan, Boom! – World Trade Center bombing – Column, Humanist, May-June, 1993 issue, http://findarticles.com/p/articles/mi_m1374/is_n3_v53/ai_13818521/

[20] Guatemalan Civil War, Wikipedia, http://en.wikipedia.org/wiki/Guatemalan_Civil_War

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[21] United States occupation of the Dominican Republic (1965–1966), Wikipedia, http://en.wikipedia.org/wiki/United_States_occupation_of_the_Dominican_Republic_(1965%E2%80%931966)

[22] Greg Krikorian, Calmly taking terror’s measure

[23] Brian Michael Jenkins, The Unchangeable War, re-published November 1970 by the RAND Corporation for the Advanced Research Projects Agency, http://www.rand.org/pubs/research_memoranda/2006/RM6278-2.pdf

[24] Brian M. Jenkins, A People’s Army for South Vietnam: A Vietnamese Solution, RAND Corporation, November 1971, http://www.prgs.edu/content/dam/rand/pubs/reports/2008/R897.pdf

[25] Greg Krikorian, Calmly taking terror’s measure

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[26] Brian Michael Jenkins, Terrorism Works —  Sometimes, RAND Corporation, April, 1974, http://www.rand.org/pubs/papers/2006/P5217.pdf

[27] Brian M. Jenkins, International Terrorism: A New Kind of Warfare, RAND Corporation, June 1974, http://www.rand.org/pubs/papers/2008/P5261.pdf

[28] Ibid

[29] Brian Jenkins, George Tanham, Eleanor Wainstein and Gerald Sullivan, Report of a Discussion, October 19-20, 1976 at the RAND Corporation, Washington, DC, July 1977, http://www.rand.org/pubs/papers/2008/P5830.pdf

[30] Brian Michael Jenkins. The Psychological Implications of Media-Covered Terrorism, RAND Corporation, June 1981, http://www.rand.org/content/dam/rand/pubs/papers/2005/P6627.pdf

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[31] Powerbase page for Brian Jenkins, http://www.powerbase.info/index.php/Brian_Jenkins

[32] Greg Krikorian, Calmly taking terror’s measure

[33] James Mann, Rise Of The Vulcans

[34] Peter Dale Scott, The Road to 9/11

[35] White House Commission on Aviation Safety and Security, Final Report To President Clinton, February 12, 1997, http://www.fas.org/irp/threat/212fin~1.html

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[36] Paul Wilkinson and Brian Michael Jenkins, Aviation Terrorism and Security, Frank Cass, Mar 1, 1999

[37] David Teacher, Rogue Agents

[38] Nafeez Ahmed, The War on Truth (Northampton, MA: Olive Branch Press, 2005), p. 3

[39] James Fallows, Gary Hart, Lynne Cheney, and War with China, The Atlantic, July 5, 2007, http://www.theatlantic.com/technology/archive/2007/07/gary-hart-lynne-cheney-and-war-with-china/7644/

[40] U.S. Commission on National Security/21st Century (Hart-Rudman), Road Map for National Security: Imperative for Change, January 31, 2001, http://www.fas.org/irp/threat/nssg.pdf

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[41] Lewis Paul Bremer III on Washington, DC, NBC4 TV, 11 September 2001, Vehmgericht http://vehme.blogspot.com/2007/08/lewis-paul-bremer-iii-on-washington-dc.html

[42] Craig Eisendrath and  Tom Harkin, National Insecurity: U.S. Intelligence After the Cold War, Temple University Press, 2000

[43] Tanzania Expels 2 U.S. Diplomats. AP. New York Times, Jan 16, 1965

[44] Letter to Paul brmer from Victor Tomseth, September 2, 1979, accessed at Wikisource, http://en.wikisource.org/w/index.php?title=File:Documents_from_the_Den_of_Espionage.djvu&page=1

[45] Phil Gailey and Warren Weaver Jr. Briefing, New York Times, July 10, 1982

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[46] Daniele Ganser, Nato’s Secret Armies

[47] Stephen Engelberg, The World: Washington’s War on Terrorism Captures Few Soldiers, The New York Times, March 5, 1989,

[48] Jonathan Beaty and S.C. Gwynne, Scandals: Not Just a Bank, September 2, 1991, http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,973732-4,00.html

[49] John Kerry and Hank Brown, The BCCI Affair: A Report to the Committee on Foreign Relations United States Senate, December 1992, Senate Print 102-140, http://www.fas.org/irp/congress/1992_rpt/bcci/

[50] Catherine S. Manegold, Explosion at the Twin Towers: The Precautions; With Talk of a Bomb, Security Tightens, The New York Times, February 28, 1993

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[51] L. Paul Bremer, Terrorists’ Friends Must Pay a Price, The Wall street Journal, August 5, 1996

[52] Congressional Research Service, Memorandum to House Government Reform Committee on Terrorist Attcks by al Qaeda, March 31, 2004, http://www.fas.org/irp/crs/033104.pdf

[53] Tim Weiner, After The Attacks: The Outlook; Raids Are Seen As One Battle In a Long Fight, The New York Times, August 23, 1998

[54] Colum Lynch; Vernon Loeb, Bin Laden’s Network: Terror Conspiracy or Loose Alliance?, The Washington Post, August 1, 1999

[55] Tim Weiner, After The Attacks

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[56] RAND National Security Research Division, Gilmore Commission – Panel Chair and Members, http://www.rand.org/nsrd/terrpanel/panel.html

[57] Congressional Record Volume 153, Number 161 (Tuesday, October 23, 2007), Statements by Representative Bennie Thompson (D, MS), http://www.gpo.gov/fdsys/pkg/CREC-2007-10-23/html/CREC-2007-10-23-pt1-PgH11854-3.htm

[58] First Annual Report to The President and The Congress of the Advisory Panel To Assess the Domestic Response Capabilities For Terrorism Involving Weapons Of Mass Destruction (Gilmore Commisison), RAND Corporation website, http://www.rand.org/content/dam/rand/www/external/nsrd/terrpanel/terror.pdf

[59] Laurie Goodstein, Gephardt Bows To Jews’ Anger Over a Nominee, The New York Times, July 09, 1999

[60] Kevin Fenton, Disconnecting the Dots: How 9/11 Was Allowed to Happen, Trine Day, 2011

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[61] Pranay Gupte, Maurice Sonnenberg: A Concerned Optimist, The New York Sun, March 23, 2005

[62] Sourcewatch page for Bear, stearns & Co, http://www.sourcewatch.org/index.php?title=Bear,_Stearns_%26_Co.,_Inc.

[63] James Risen, Terrorism Panel Faults U.S. Effort on Iran and 1996 Bombing, The New York Times, June 4, 2000, http://www.nytimes.com/2000/06/04/world/terrorism-panel-faults-us-effort-on-iran-and-1996-bombing.html

[64] Defending America in the 21st Centur: New Challenges, New Organizations, and New Policies, Center for Strategic and International Studies, 2000, http://csis.org/files/media/csis/pubs/defendamer21stexecsumm.pdf

[65] PBS Online Newshour, Global Threat, Jun e6, 2000, http://www.pbs.org/newshour/bb/international/jan-june00/terror_6-6.html

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[66] Wikipedia pager for Larry C. Johnson, http://en.wikipedia.org/wiki/Larry_C._Johnson

[67] Ibid

[68] Kevin R. Ryan, The small world of 9/11 players: LS2, Vidient and AMEC, DigWihtin.net, January 1, 2012, https://digwithin.net/2012/01/01/a-small-world/

[69] Sourcewatch, Crisis Consulting Practice of Marsh, Inc., http://www.sourcewatch.org/index.php?title=Crisis_Consulting_Practice_of_Marsh,_Inc.

[70] David Teacher, Rogue Agents

[71] Sourcewatch, L. Paul Bremer III, http://www.sourcewatch.org/index.php?title=Paul_Bremer

[72] Max Brockbank, ‘Ladies and Gentlemen — We Got Him!’, Time Magazine, December 1r4, 2003, http://www.time.com/time/world/article/0,8599,561438,00.html

[73] Greg Krikorian, Calmly taking terror’s measure




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