Favoriser un "choc des civilisations", Stratagèmes / Dialectiques / Psyops

Le stratagème n’est pas communiste ou fasciste, il est Synarchiste.

Traduction Dailycensorship

de Synarchism and the War on Islam

Par David Livingstone, Son nouveau site Ordo ab Chao 

Synarchisme et la Guerre contre l’Islam

La dialectique

Plan synarchique

Le stratagème n’est pas communiste ou fasciste, il est Synarchiste.

Le plan Synarchiste manipule les deux extrémités du spectre politique.

Il cultive la peur de la menace du “communisme”, pour faire avancer la cause d’une philosophie économique fasciste.

Elle est connue sous le mot néolibéralisme.

En dénonçant le ‘gros gouvernement’, ils appellent au transfert de biens publics à des entreprises privées, et l’asservissement du monde à leur système bancaire, sous le couvert de la Banque mondiale et le FMI.  

Illuminati et Martinisme

Les chercheurs dans l’histoire de la conspiration ont tendance à isoler la célèbre ‘Illuminati de Bavière’, fondée par ‘Adam Weishaupt’ en 1776, comme étant la société subversive, derrière les principaux événements mondiaux.

Cependant, les Illuminati ont leurs origines dans une société secrète qui est plus puissante et influente.

Elle est connue sous le nom de Martinisme.

Elle a survécu aux Illuminati, bien au-delà de la disparition de l’ordre, en 1885.

Martinisme et ordre du jour kabbalistique

Le Martinisme est le complot diabolique ultime fondé sur un ordre du jour kabbalistique.

Le Martinisme voit les problèmes résolus par la résolution des oppositions de l’histoire.

Or, ces dualités ne sont pas autorisées à se produire spontanément.

Elles sont délibérément encouragées, en fournissant des moyens à des planificateurs sournois de présenter au monde leurs solutions artificielles.

Ce qui fera en sorte de leur donner cette illusion qu’ils sont arrivés à leurs propres conclusions.

Il y a de nombreuses dialectiques en jeu.

Fondamentalement, elles sont enracinées dans le dualisme, entre Dieu et l’athéisme, ou de la vérité contre le mensonge.

Comme du côté des Martinistes avec le diable.

‘Tout est inversé. La vérité devient le mensonge et le mensonge est la vérité.’

Pour les Martinistes, l’histoire est la perte de Dieu et le renversement s’est produit par l’humanité.

C’est l’histoire de la laïcité, de l’humanité progressant loin de l’adoration de Dieu vers la célébration de lui-même comme l’Être Suprême.

C’est le Superman de Nietzsche.


Note

Übermensch – Superman

Malgré toute la propagande des Lumières qui a réussi à discréditer largement le christianisme et la religion en général, aucune attaque n’a été aussi dévastatrice que celle du darwinisme.

Cependant, malgré les idées fausses populaires, le darwinisme est encore une théorie non prouvée.

Au contraire, le darwinisme est fondamentalement une idée religieuse.

Et, une tentative de démontrer scientifiquement que l’univers se conforme à la Kabbale Lurianique, où l’homme évolue pour devenir Dieu.

Ainsi, l’histoire est l’évolution de la société humaine vers la laïcité.

Ou du moins, elle chemine vers un rejet de la religion traditionnelle.

Cette histoire culmine avec l’avènement du premier homme qui ose reconnaître qu’il est Dieu.

En d’autres termes, de Friedrich Nietzsche, Übermensch [‘Superman’] , ou ce que certains ont interprété comme l’antéchrist.

La même idée a contribué au développement de la théorie de l’évolution de Darwin.

Cependant, elle est plus dévastatrice car elle a abouti aux conclusions cyniques du darwinisme social.

Lequel découle de l’idée de la ‘survie du plus apte’.

Ensemble, ces éléments formeraient les concepts moteurs de la montée du fascisme.

‘Folie divine’

Finalement, Nietzsche a déclaré que ‘Dieu est mort’.

Nietzsche a inspiré la notion de ‘folie divine’.

Elle représente un esprit qui craque quand il a finalement affronté le non-sens.

L’expérience est bien décrite dans ‘The Scream, peint par Edvard Munch’, en 1893.

D’après sa biographe [de Munch, Sue Prideaux, The Scream], elle représente ‘une visualisation du cri de Nietzsche, que Dieu est mort, et nous n’avons rien pour le remplacer’.

Tradition du nihilisme

Par un rejet, sans compromis, de l’existence de Dieu, Nietzsche a accepté une tradition du nihilisme.

In fine, elle définira la grande majorité de la philosophie du vingtième siècle, particulièrement, l’existentialisme, le post-modernisme et le post-structuralisme.

Le romancier Thomas Mann, le dramaturge George Bernard Shaw, le journaliste HL Mencken et les philosophes Martin Heidegger, Karl Jaspers, Jean-Paul Sartre, Albert Camus, Jacques Derrida, Michel Foucault, Leo Strauss et Francis Fukuyama; pour n’en citer que quelques-uns, ont tous reconnu Nietzsche comme d’une inspiration majeure pour leur travail.

[Source: ‘God is Dead‘ (‘Dieu est mort’) par David Livingstone]


‘Raison’ & ‘Révélation’ et choc des civilisations

La fin de l’histoire est l’aboutissement des siècles du progrès intellectuel humain, du triomphe de la ‘Raison’ sur la ‘Révélation’.

Cependant, l’entrave à l’avènement de ce ‘Nouvel Ordre Mondial’ est la religion.

Et, la manifestation actuelle la plus menaçante est l’Islam.

Par conséquent, pour préparer le champ de bataille, à une attaque finale, il était nécessaire de diviser le monde dans une dialectique finale.

C’est -à-dire un choc des civilisations, en mettant ‘l’Occident’ contre ‘l’Islam’.

Martinisme

Les chercheurs du complot ont été obsédés par les mêmes vieux thèmes.

Ils impliquaient les coupables habituels tels que les ‘Illuminati’, ‘Bilderberger’, la ‘Réserve fédérale’, et même les Juifs.

On va blâmer le “communisme”, les autres le “fascisme”, en échouant complètement pour déterminer le véritable ennemi derrière ces fausses façades et ces faux moyens: le Synarchisme.

Mouvement Martiniste et Napoléon Bonaparte

Le Synarchisme était un mouvement Martiniste qui a pris naissance dans l’entourage direct de Napoléon Bonaparte.

Le Martinisme a commencé par le mystique française Martinez Pasquale [Pasqualis].

Il a fondé l’Ordre des Chevaliers Maçons Elus-Coën de L’Univers [Ordre du Chevalier Maçons, dans lequel il a été élu Prêtres de l’Univers], en 1754.

Un Martiniste nommé baron de Gleichen a écrit ce qui suit.

”Pasqualis était originairement espagnol peut-être de race juive, puisque ses disciples ont hérité de lui un grand nombre de manu-scrits judaïques.”

D’après, JM Roberts, la philosophie de Elus-Coën, est précisé comme suit.

Elle “s‘est exprimée dans une série de rituels, dont le but était de rendre possible que les êtres spirituels prennent une forme physique.

Et, pour ‘qu’ils transmettent des messages de l’autre monde.’ [2]

Martinisme, Louis Claude de Saint-Martin et Jean-Baptiste Willermoz

Ensuite, le Martinisme a été propagé sous différentes formes et par deux étudiants de Pasqualis.

Lesquels sont Louis Claude de Saint-Martin et Jean-Baptiste Willermoz.

Willermoz était le responsable du Rite Écossais Rectifié ou des Chevaliers Bienfaisant de la Cité Sainte [CBCS], en tant que variante du Rite de la Stricte Observance [De la Stricte Observance au Rite Écossais Rectifié].

Il incluait certains éléments provenant de l’Ordre des Elus-Coën [Ordre des Élus-Cohens] de son professeur Pasquales. [3]

Tous ces ordres se trouvent sous l’autorité d’une Loge unique, les Chevaliers Bienfaisant de la Cité Sainte de Willermoz à Lyon.

Les Chevaliers Bienfaisant ont supervisé de nombreuses Loges, dont ‘Stricte Observance’ et la Loge de Théodore au bon Conseil, à Munich.

En 1777, ‘Adam Weishaupt’ a été initié dans cette Loge.

Et dans laquelle, il se réunissait avec sa propre Loge, les Illuminati, qu’il a établi l’année précédente.

‘Joseph de Maistre et les origines du totalitarisme’

Joseph de Maistre

Un membre important des Chevaliers Bienfaisant était Joseph de Maistre [1753-1821]

D’après Isaiah Berlin, il était un penseur dont ses œuvres contenaient les racines de la pensée fasciste.

Une description conforme, à celle faite dans ‘Joseph de Maistre et les origines du totalitarisme’.

En dépit, d’être reconnu comme un fervent Catholique, de Maistre était aussi un Martiniste.

Comme l’a expliqué Jerry Muller, ‘la profession de Maistre au christianisme étaient certainement sincère’.

Mais dans ses écrits, c’est l’utilité sociale de la religion en tant qu’élément de cohésion politique qui est préoccupante.‘ [4]

S’ils doivent perdurer, toutes les institutions de l’autorité doivent nécessairement être irrationnelles. Seule une autorité absolue peut garder l’homme en échec.

De MAISTRE et Napoléon, le tyran modèle.

En tant que catholique ostensible, pour De Maistre, l’échec de la Révolution française est qu’elle s’est retournée contre la parole de Dieu et de l’Église catholique.

Donc, elle a été punie par le règne de la ‘Terreur’ puis par Napoléon.

Pour de Maistre, tout le pouvoir est de Dieu et Napoléon avait le pouvoir.

Par conséquent, il l’a vu comme un instrument de la colère de Dieu.

La source de la philosophie Synarchiste

Jamal ud-Din al Afghani

Celui étant, à la source de la philosophie du Synarchisme, était l’un des plus intrigants et des plus célèbres des temps modernes.

Un agent britannique du nom de Jamal ud-Din al Afghani.

[Subversions et manœuvres des ‘Frères Musulmans’ – Une création londonienne: the ‘Muslim Brotherhood’]

Bien qu’Afghani a été le fondateur de la ‘tradition salafiste’ de l’Islam par laquelle, tout le terrorisme du XXe siècle a vu le jour, des ‘Frères Musulmans’ à ISIS; il était en même temps le Grand Maître de la franc-maçonnerie, en Égypte.

Aussi, il a été le professeur d’HP Blavatsky, la fondatrice de la Société Théosophique, et la marraine du mouvement New Age [Nouvel Âge].

Dont ses tomes sont considérés comme des ‘écritures’ de la Franc-maçonnerie. 

‘Théorie du Synarchisme comme une prétendue solution’

En passant par le nom de Haji Sharif, Afghani a communiqué ses idées déviantes à Alexandre Saint-Yves d’Alveydre [Joseph Alexandre Saint-Yves].

Saint-Yves, dont les livres ont été, largement, lus par les Martinistes, proposés la théorie du Synarchisme comme une prétendue solution aux maux produits par l’anarchisme.

Et, il fournit une alternative à travers la combinaison du fascisme et de l’occultisme.

La Synarchie est venue à signifier, ‘domination par des sociétés secrètes’ servant en tant que classe sacerdotale en communication directe avec les ‘dieux’.

Ils constituent les Maîtres ascensionnés d’Agartha, une ville légendaire, qu’ils disaient résider dans un  Monde souterrain.

Là-bas, le ‘Roi du Monde’ gouverne, lequel est assimilé dans la littérature occulte à Satan.

Et, il est à la tête d’une hiérarchie cachée qui gouverne l’humanité dans le secret, depuis des siècles.

La création d’une Europe unie une idée centrale du Synarchisme

L’Europe Unie faisait partie de la vision de Saint-Yves, une revendication qui apparaît sur la première page de son premier livre sur la Synarchie, les “Clefs de l’Orient”.

D’après Saint Yves, la nécessité pour l’Europe de s’unir sous un seul cadre, l’État Synarchiste, est poussé par la montée de l’Islam en tant que puissance mondiale qui menace un Occident faible, fragmentée et matérialiste.

Saint-Yves fait valoir qu’il doit, absolument, avoir une nouvelle alliance entre les nations chrétiennes de l’Europe et Israël contre l’Islam.

Saint-Yves a envisagé une Europe Fédérale avec un gouvernement corporatiste.

Il est composé de trois conseils représentant le pouvoir économique, le pouvoir judiciaire et la communauté scientifique, dont la chambre métaphysique liera toute la structure ensemble.

Dans ce concept gouvernemental, Saint-Yves a attribué un rôle important aux sociétés secrètes occultes.

Ils sont composées d’oracles qui protègent le gouvernement dans les coulisses.

‘Un gouvernement mondial par une élite d’initiés’

D’après, les mots de Richard F Kuisel, spécialiste de l’histoire politique française du XXe siècle, finalement les disciples de Saint-Yves ont décidé d’utiliser des moyens plus discrets.

‘Ils ont décidé d’inciter leurs membres à occuper des postes clés dans les institutions politiques et économiques avec l’intention de créer un gouvernement mondial par une élite initiée.’ [5] 

Gérard Galtier indique que le Synarchisme a influencé tous les Martinistes et occultistes du début du siècle.

Et, ‘Sans aucun doute, les administrateurs Martinistes tels que Papus [… ].’

Ils ‘avaient l’ambition d’influencer secrètement le cours des événements, politiques notamment la diffusion des idéaux synarchiques.’ [6] 

Mouvement Synarchique d’Empire (M.S.E)

Les militants, sous Victor Blanchard, un chef du Secrétariat-Général de la Présidence de l’Assemblée-Nationale, ont formé un groupe de dissidents.

Ils ont formé l’Ordre Martiniste et Synarchique, qui a créé le Comité Central Synarchique, en 1922.

Comité Central Synarchique

Ce comité est conçu pour inclure des jeunes fonctionnaires prometteurs et ‘des jeunes membres de grandes familles d’affaires.’ [7]

En 1930, le Comité est rapidement devenu le Mouvement Synarchique d’Empire (MSE) dans le but d’abolir le parlementarisme et de le remplacer avec une Synarchie.

Le MSE a été dirigé par Vivian Postel du Mas et Jeanne Canudo.

On se souvient d’eux comme des militants énergiques de l’Unité Européenne.

‘Les Veilleurs’

Postel du Mas était un membre de ‘les Veilleurs’, fondés par un occultiste français René Adolphe Schwaller de Lubicz.

En dépit d’être né d’une mère juive, de Lubicz avec d’autres membres de la Société Théosophique se détachent pour former une organisation antisémite de droite et occulte.

De Lubicz l’a appelé ‘Les Veilleurs’ et dont le jeune Rudolf Hess en était aussi membre. [8]

Pacte Synarchiste, France et ‘l’Union Européenne’

Postel du Mas et Canudo ont tous deux poursuivi les objectifs de Saint-Yves pour la France et une Europe Unie.

De plus, Postal du Mas a écrit le ‘Pacte Synarchiste’.

Il l’a soutenu, sur la base des ‘quatre ordres qui correspondent au système des castes hindoues’.

C’est une ‘division du peuple en ordre qui est naturelle et conforme à la tradition’.

Et, le but est d’établir un programme pour une ‘révolution invisible’, ou une ‘révolution venue d’en haut’.

Ce qui signifie une prise en charge d’un État de l’intérieur par l’infiltration des plus hautes fonctions.

La première étape a été de prendre le contrôle de la France, avant de créer ‘l’Union Européenne’. [9] 

Pan-Europe soumission à une idée spiritualiste

Un témoin important de leur synarchisme était l’éditeur parisien Maurice Girodias.

Il est le fondateur de l’Olympia Press; lequel publiait de l’érotisme, des œuvres de Henry Miller, Samuel Beckett, John Glassco et Christopher Logue.

Girodias en voyant Postel du Mas et Canudo menant un groupe habillé en templiers [chevaliers], portant des capes rouges et des bottes d’équitation, a dit, qu’ils étaient ‘théosophes schismatiques avec des conceptions politiques, et ils sont liés au comte Coudenhove-Kalergi […]; qui est un champion des États-Unis d’Europe […].’

‘Leur objectif est de lancer un parti politique Pan-européen et de le mettre en place dans le monde entier, à commencer par l’Europe, une société soumise à une idée spiritualiste.‘ [10]

‘Une nation européenne ethniquement hétérogène et inclusive basée sur une communauté de culture’

Le comte Richard Nikolaus von Coudenhove-Kalergi était un politicien et philosophe autrichien, un pionnier de l’intégration européenne.

Il était aussi membre de ‘Les Veilleurs’ de Lubicz.

En outre, le père de Coudenhove-Kalergi était un ami proche du fondateur du sionisme, Theodor Herzl.

Coudenhove-Kalergi écrit dans ses Mémoires, ce qui suit.

“Au début de 1924, nous avons reçu un appel du Baron Louis de Rothschild.

L’un de ses amis, Max Warburg de Hambourg, avait lu mon livre et souhaitait faire notre connaissance.”

“A ma grande surprise, Warburg nous a proposé, spontanément 60 000 marks en or, pour stimuler le mouvement, pendant ses trois premières années.”

“Max Warburg, qui était l’un des hommes les plus distingués et les plus sages, que j’ai jamais rencontré, a pour principe de financer ce genre de mouvements.”

“Il est resté sincèrement intéressé toute sa vie à cette idée de Pan-Europe.”

En 1925, Max Warburg a organisé mon voyage aux États-Unis pour me faire rencontrer Paul Warburg et le financier Bernard Baruch.” [11]

“Grands Européens”

Coudenhove-Kalergi cherchait à remplacer le nationaliste idéal allemand de la communauté raciale, dans le but d’une nation européenne ethniquement hétérogène et inclusive, basée sur une communauté de culture, une nation qui se manifeste dans ses génies.

Ce qui signifie, en termes nietzschéens, les ‘grands Européens‘, tels que l’abbé de Saint-Pierre, Kant, Napoléon, Giuseppe Mazzini, Victor Hugo et Nietzsche.

Par ailleurs, il a cité Napoléon étant un Superman exemplaire. [12]

Union Européenne Synarchiste et Union Pan-européenne (UEP)

Ce fut par Coudenhove-Kalergi que la vision de Saint-Yves, d’une Union Européenne Synarchiste, a atteint une force politique sérieuse; quand il co-fonde l’Union Pan-européenne (UEP) avec l’archiduc Otto von Habsburg.

Coudenhove-Kalergi est un aristocratique dans ses origines et il est élitiste dans ses idées.

Aussi, il a collaboré avec des politiciens, tels que Engelbert Dollfuss, Kurt Schuschnigg, Winston Churchill et Charles de Gaulle.

Le mouvement de Coudenhove-Kalergi a tenu son premier congrès à Vienne, en 1926.

En 1927, Aristide Briand a effectué onze mandats dans la fonction de Premier Ministre de la France.

Au cours de la Troisième République française, il a été élu président d’honneur du mouvement paneuropéen, en France.

Les personnalités présentes comprenaient: Albert Einstein, Thomas Mann, Sigmund Freud, Konrad Adenauer et Georges Pompidou. [13] 

[Note d’après wiki: Aristide Briand est l’initiateur et le rapporteur de la loi de séparation des Églises et de l’État adoptée en 1905, codifiant la laïcité en France.]

UE et Régime Nazi

La première personne à adhérer à l’UE était Hjalmar Schacht.

Plus tard, il sera Ministre de l’économie du ‘Reich d’Hitler’, ainsi que de la ‘Table Ronde de Rhodes’.

Et, il est l’auteur véritable des programmes de travail des esclaves d’Hitler. [14]

Son nom complet étant Hjalmar Horace Greeley Schacht.

Bien que, né en Allemagne, il a passé une partie de son enfance à Brooklyn.

Et, il a maintenu de puissantes connexions à Wall Street. [15]

Schacht était un ami proche de Montagu Norman, Président de la Banque d’Angleterre qui était le parrain d’un de ses petits-enfants.

De 1933 à 1939, Montagu Norman a rencontré plusieurs fois Hjalmar Schacht pour planifier le financement du Régime Nazi.

Et, il a guidé les stratégies des premiers partisans d’Hitler, des Rockefeller, des Warburgs et des Harrimans. [16]

Union Européenne

Fondation du Mouvement Européen

L’Union Européenne a commencé avec la fondation du Mouvement Européen par Joseph Retinger.

De plus, il était l’un des membres fondateurs du groupe Bilderberg.

Les conférences super-secrètes de Bilderberg invitent les grands hommes d’affaires du monde, des politiciens et des responsables du renseignement.

Ils ont été surnommés “un réseau informel de personnes influentes qui pourraient se consulter en privé et en toute confidentialité”.

Ils ont été financés par la CIA. [17]

Bilderberg

En mai 1954, les réunions annuelles de Bilderberg ont commencé la première fois avec un groupe.

Il comprenait George Ball, David Rockefeller, descendant de la dynastie du pétrole Rockefeller, le Dr Joseph Retinger, le prince Bernhard des Pays-Bas, un ancien officier SS, un employé d’IG Farben, et George C. McGhee.

Le ‘Département d’État américain’ est aussi présent.

Plus tard, un cadre supérieur de Mobil Oil est ajouté au groupe. [18]

Le Mouvement Européen

Aussi, Retinger a été un des fondateurs du ‘Mouvement Européen’.

Il conduira à la création du Conseil de l’Europe et de l’Union européenne.

Le Mouvement Européen est guidé par Winston Churchill, Averell Harriman et Paul-Henri Spaak.

Il est expliqué par Frances Stonor Saunders, dans ‘Who Paid the Piper: The CIA and the Cultural Cold War‘*.

[*Qui mène la danse: La CIA et la Guerre Froide Culturelle].

Il a été, étroitement, supervisé et financé par la CIA, à travers un organisme de façade appelé le ‘Comité Américain pour une Europe Unie’, dont le premier secrétaire exécutif était Tom Braden. 

Pendant la guerre, Coudenhove-Kalergi a continué son appel à l’unification de l’Europe sur l’axe Paris-Londres.

Des activités qu’ils ont utilisé comme base pour une fiction; celle de la vie d’un héros de la Résistance, Victor Laszlo, dans le film Casablanca.

Son appel pour l’unification de l’Europe a bénéficié du soutien d’Allen Dulles, de “Wild Bill” Donovan, ancien chef de l’OSS [remplacée par CIA], et de Winston Churchill.

À partir de 1930, Churchill commence à promouvoir l’Unité Européenne.

Puis, il a présidé le congrès de l’Europe.

Fusion Union Parlementaire Européenne (UPE) et Mouvement Européen

Churchill a écrit une préface au livre du comte, An Idea Conquers the World [Une idée à la conquête du monde].

En 1947, Coudenhove-Kalergi a mis en place l’Union Parlementaire Européenne (UPE), qui a joué un rôle de premier plan dans le congrès de l’Europe à La Haye.

Ensuite, L’UPE a fusionné avec le ‘Mouvement Européen’, et Coudenhove-Kalergi est élu président d’honneur, en 1952. 

Comité Américain pour une Europe Unie

En 1949, Retinger a formé le Comité Américain pour une Europe Unie (ACUE).

Il est accompagné du futur directeur de la CIA, Allen Dulles, par Tom Braden, William Donovan et le Directeur du CFR, George Franklin.

“Par la suite”, Retinger a dit, ce qui suit.

‘Chaque fois, que nous avions besoin d’aide pour le Mouvement Européen, Dulles était parmi ceux en Amérique qui nous ont le plus aidé.’ [19]

Conformément, à Ambrose Evans-Pritchard et des rapports déclassifiés de documents gouvernementaux américains; il est précisé, ce qui suit.

‘Les dirigeants du Mouvement Européen; Retinger, le visionnaire Robert Schuman et l’ancien Premier ministre belge Henri Spaak, ont tous été traités comme des homme de main, par leurs sponsors américains.’

‘Le rôle des États-Unis a été géré comme une opération secrète.

Le financement de ACUE provenait des fondations Ford et Rockefeller et des groupes d’entreprises étroitement liés au gouvernement des États-Unis.’ [20]

Communauté Économique Européenne (CEE)

‘Projet Européen’

En 1950, Le “projet Européen” a débuté avec l’annonce de Robert Schuman et le Ministre Français des Affaires Étrangères.

L’idée était que la France et l’Allemagne de l’Ouest ont convenu de coordonner leurs industries du charbon et de l’acier.

L’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg ont accepté leur offre pour y participer.

Sept ans plus tard, il mène au Traité de Rome.

CEE

Le Traité de Rome a établi la ‘Communauté Économique Européenne’ [CEE], à partir de laquelle, l’Union Européenne tire ses origines.

En 1958, Robert Shuman est devenu le premier président du Parlement Européen.

Mais c’est Jean Monnet, l’un des fondateurs d’origine du Cercle, devenant président du nouvel organe, appelé la Haute Autorité, qui a été la principale influence derrière le mouvement.

Monet était à l’époque, le plus influent homme d’affaires et économiste dans l’Europe de l’après-Guerre.

En 1936, Vivien Postel du Mas, a déclaré à Girodias que, avec Coudenhove-Kalergi, Monnet était un promoteur influent de l’agenda synarchiste.

D’autres informateurs du MSE, Ulmann et Azura, ont décrit Monnet comme un “vrai synarch […] dont les membres du mouvement n’ont jamais été mis en doute par les vrais initiés.” [21]

L’ennemi nécessaire

Alexandre Kojève, Jean Monnet et Union Européenne

C’était dû aux efforts d’Alexandre Kojève et de Jean Monnet, que l’Union Européenne, qui était un projet Synarchiste, a pris sa forme actuelle. [22]

Kojève [1902 – 1968] était un philosophe russe né en France et un homme d’État, et neveu de l’artiste abstrait Wassily Kandinsky. 

Kojève, qui était l’éminence grise [un conseiller influent qui reste dans l’ombre] au Ministère Français des Affaires Économiques, a été l’un des premiers architectes de l’Union Européenne et de l’Accord Général sur les Tarifs Douaniers et le Commerce (GATT).

Il a exercé une grande influence sur Olivier Wormser, qui a joué un rôle clé dans la négociation du Traité de Rome.

De surcroît, en 1974, il a eu un impact sur Valéry Giscard d’Estaing qui est devenu Président de la France.

Pendant toute sa carrière politique, il a toujours été un partisan d’une ‘Union Européenne’ plus élargie.

Barbara Boyd, sur Kojève, amène l’indication suivante.

Il “était non seulement un idéologue du fascisme universel, mais aussi, il était une figure de premier plan, dans les plus puissants cercles fascistes, les Synarchistes, du XXe siècles de la France.” [23]

[Longtemps après avoir quitté la Russie, Kojève avait continué à se qualifier de communiste et stalinien. En 1999, Le Monde a publié un article rapportant qu’un document du renseignement français montrait que Kojève avait espionné pour le KGB depuis plus de 30 ans. Cf: European Union]

Carl Schmitt [1888 – 1985]

Ces cercles inclus Carl Schmitt, décrit comme le “juriste de la couronne” du IIIe Reich. [24]

Tout au long de sa carrière, Schmitt était sous la protection de Hermann Göring, le Reichsmarschall d’Hitler pendant la guerre, et la figure de proue Synarchiste pendant l’Allemagne Nazie. [25]

En 1933, ‘Hermann Göring’ le nomme conseiller d’État..

Et, il est devenu le président de l’Union des Juristes du National-Socialisme. 

Comme professeur à l’Université de Berlin, il a présenté ses théories comme un fondement idéologique de la dictature Nazie, et une justification de l’État du “Führer” à l’égard d’une philosophie juridique.

Le prétexte de l’état d’urgence

“L’élaboration de la prise du pouvoir par un leader déterminé puissant à travers le prétexte de l’état d’urgence”.

Schmitt préférait un “dictateur souverain” qui serait en mesure de prendre des mesures décisives pour faire face aux menaces de l’État.

En effet, l’état d’urgence suppose la menace d’un ennemi public spécifique, contre lequel, un dirigeant charismatique et légitime doit exercer une décision souveraine.

Schmitt et la doctrine d’un ennemi nécessaire

Schmidt propose qu’il existe un domaine de la vie distincte de toutes les autres, qu’il a appelé la “politique”.

Selon Schmitt, chaque domaine de l’existence humaine a sa propre forme, particulière du dualisme: dans la morale il y a le bien et le mal; dans les économies c’est les actifs et les passifs; dans l’esthétique la beauté et la laideur.

Et, ainsi de suite.

La “politique” de Schmitt est fondée sur la distinction entre ‘ami’ et ‘ennemi’.

La politique existe partout où il existe un ennemi, un groupe qui est différent et détient des intérêts différents, et avec qui il y a une possibilité de conflit.

Une population peut être unifiée et mobilisée à travers l’acte politique, dans lequel, un ennemi est identifié et confronté. [26]

‘Une lutte entre les civilisations’

Comme Bryan Turner le résume dans “la Souveraineté et de la Théologie de l’Urgence Politique, l’Islam et le Conservatisme Américain”*.

[*”Sovereignty and Emergency Political Theology, Islam and American Conservatism”]. 

Schmidt a soutenu que la politique est définie, en termes de la lutte décisive entre ami et ennemi.

Et, sans une telle lutte, des valeurs authentiques ne pouvaient pas être protégées, ou soutenues.

Plus précisément, le pouvoir implique une lutte, entre les civilisations, pour définir le contenu d’une vie éthique dynamique […].

Schmitt et Parti Nazi

La vie politique ne peut pas survivre sans la souveraineté de l’État.

Et, la souveraineté de l’État est constituée par la capacité d’un dirigeant, d’entreprendre des décisions efficaces, dans une situation de crise.

Le débat démocratique et la délibération ne peut porter atteinte à la capacité du leader du Reich à agir avec détermination et lucidité. [27]

Membre du Parti Nazi, Schmitt avait participé à brûler des livres d’auteurs juifs. Et, il a appelé à une purge beaucoup plus vaste, afin d’inclure les œuvres d’auteurs, influencés par des idées juives. [28]

En 1934, il justifiait les assassinats politiques de la Nuit des Longs Couteaux.

Une purge par le Régime Nazi qui a entraîné les meurtres de plusieurs dirigeants de gauche et anti-Nazis.

Une opération qui a été interprétée, dans un ouvrage intitulé ‘Le leader défend la loi’, comme la ‘forme la plus élevée de la justice administrative’, et de l’autorité d’Hitler. [29]

Schmitt et sa légitimation sans cesse des gouvernements fascistes

Quand Schmitt est tombé en disgrâce avec la SS, il a voyagé en Espagne, au Portugal et en Italie, sous l’égide du Synarchiste.

Il a offert des conférences sur la façon de légitimer sans cesse les gouvernements fascistes de ces nations. [30]

Après sa capture en 1945, par les forces Américaines, et après avoir passé plus d’un an dans un camp d’internement, Schmitt a refusé toute tentative de dénazification, ce qui la empêché d’accéder à des postes universitaires.

En dépit, de son isolement du courant dominant de la communauté universitaire et politique, il poursuit ses études, en particulier dans le droit international.

Dès les années 1950, Schmitt a reçu un flot continu de visiteurs, qui comprenait Kojève. Et, il a édité de Kojève, l’Introduction à la lecture de Hegel. [31]

La vision de Kojève d’un état du monde

Des séminaires philosophiques de Kojève sur Hegel sont censés avoir “considérablement façonnés le paysage intellectuel français de ce siècle”. [32]

Kojève et le rêve hégélien forgeant l’Europe

Pour Kojève, la création de la CEE a concrétisé le rêve hégélien de forger l’Europe; dans un exemple d’un état du monde qui, pensait-il, être seul capable de résoudre “toutes les contradictions des premières étapes de l’histoire” et de satisfaire “tous les besoins humains”. [33]

Vision de Kojève du monde

La vision de Kojève, d’un état du monde, a été développé de son interprétation de Hegel, qui était basée sur une combinaison des pensées de Karl Marx et de Martin Heidegger.

Peu après l’arrivée d’Hitler au pouvoir, Heidegger a rejoint le Parti Nazi, en 1933.

Et, il est resté un membre du Parti.

Jusqu’à ce qu’il a été démis de ses fonctions, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

Pourtant, la relation entre sa philosophie et le Nazisme sont encore très controversée.

En particulier, parce qu’il ne semblait jamais avoir eu clairement des regrets.

L’historicisme de Kojève

Histoire façonnée par l’homme

Comme Marx, Kojève croyait que l’homme est la force motrice de l’histoire.

Toutefois, contrairement aux Hégéliens de droite qui identifient l’Esprit de Hegel avec Dieu, Kojève suit les Hégéliens de gauche.

Ils adhèrent à la tradition de la version de Marx de l’hégélianisme.

Plutôt, elle présente l’histoire comme étant façonnée par l’homme.

Une base kabbalistique de la dialectique hégélienne

Dans Alexandre Kojève, les racines de la politique post-moderne, l’historienne Shadia Drury [Alexander Kojève: The Roots of Postmodern Politics] décrit l’historicisme de Kojève, qui trahit la base kabbalistique de la dialectique hégélienne.

Contrairement, à l’interprétation hégélienne de droite, Kojève a suivi Feuerbach et Marx, en considérant Dieu, comme une simple projection de sa propre conception de l’homme, idéalisé de lui-même.

Dans cette perspective, le dualisme entre l’homme et lui-même [projeté comme Dieu] est transcendé, au cours du processus historique.

À la “fin de l’histoire”, l’homme reconnaît Dieu comme sa propre création, et ne sera plus un aliéné de lui-même parce qu’il est devenu l’un avec lui-même, ou son propre point de vue idéalisé de lui-même.

Compris ainsi, l’histoire est une fabrication de l’homme.

Ceci est la raison, pour laquelle, l’interprétation de Kojève est souvent qualifiée ‘d’humanisme marxiste’. [34]

Kojève et un tyran universel.

Pour Kojève, l’âge des révolutions est terminée.

La fin de l’histoire est établi depuis longtemps, depuis la bataille de Napoléon de Iéna [Jena], en 1806.

De cette date, les nations du monde entier ont partagé les mêmes principes, les espoirs et les aspirations.

Par ailleurs, tout depuis la bataille d’Iéna semble être une histoire erronée.

Car, il est question, tout simplement, de résoudre les ‘suites’ anachroniques du passé pré-révolutionnaire, de l’Europe.

Néanmoins, Kojève reconnaît, qu’il y aura toujours une résistance par les ‘malades’ qui ne peuvent pas reconnaître le ‘Nouvel État Universel’, comme étant la conclusion de la nature, par elle-même.

Donc, Kojève soutient que pour l’État final, ou l’État Universel, il faudra un tyran universel.

‘La terreur comme une composante nécessaire de la révolution’

Comme l’explique Shadia Drury.

“En lisant Hegel à travers les lentilles de Heidegger et de Marx, Kojève a donné naissance à ce curieux phénomène, connu sous le nom de marxisme existentiel, qui est incarné par les œuvres de Sartre.” [35]

Kojève a inspiré Jean-Paul Sartre en mettant particulièrement l’accent sur la terreur comme une composante nécessaire de la révolution.

L’accomplissement de la fin de l’histoire n’est “pas possible sans un combat” dit-il. [36]

“Conception terroriste de l’histoire”

Construisant sur la dialectique d’Hegel, Kojève perçu que “l’esclave” pour surmonter son “maître”, doit “introduire, en lui-même, l’élément de la mort”, en risquant sa vie, tout en étant pleinement conscient de sa mortalité.

En conséquence, les chercheurs ont décrit Kojève, comme présentant une ‘conception terroriste de l’histoire’. [37]

Comme l’explique Kojève, les philosophes sont moins restreint par les conventions, et plus capables, ou de recourir à la terreur.

Et, à d’autres mesures, ils peuvent être considérées comme des ‘criminelles’, si de telles mesures sont efficaces, dans l’accomplissement du but visé. [38]

Neo-conservateurs

“Choc des Civilisations”

Par la suite, la notion de Kojève, de la fin de l’histoire d’Hegel, est avancée par Francis Fukuyama.

Elle est devenue la base pour les ambitions sionistes fanatiques du mouvement néo-conservateur Américain et leur formulation d’un “Choc des Civilisations”.

Elle est, autrement, connu comme la guerre contre le terrorisme, ou plus précisément, la guerre contre l’Islam. 

Leo Strauss, néoconservateurs et sionisme politique

La vision du monde, des néoconservateurs, est inspirée par la philosophie politique juive allemande de Leo Strauss.

Strauss a maintenu une amitié à vie avec Alexandre Kojève.

Dans sa jeunesse, Strauss s’est converti au sionisme politique.

Et, il a aussi suit des cours, à l’Université de Fribourg.

Des enseignements effectués par Martin Heidegger.

En raison de la montée en puissance des Nazis, Strauss a choisi de ne pas retourner dans son pays d’origine.

Et, il s’est retrouvé aux États-Unis.

Où, il a passé la majeure partie de sa carrière en tant que professeur de sciences politiques, à l’Université de Chicago.

Il a été financé par la ‘Fondation Rockefeller’.

La même Université s’est distinguée comme l’École de Chicago, le bastion de la théorie économique néolibérale, dirigée par Milton Friedman.

Une influence significative sur Leo Strauss a été Carl Schmitt, en dépit de son passé Nazi. [39]

Une recommandation très positive de Schmitt a permis à Strauss d’obtenir une bourse d’étude. Ce qui lui ont permis de quitter l’Allemagne.

Strauss et “Le concept de la politique”

À son tour, une critique et des éclaircissements de Strauss  dans “Le concept de la politique”, ont conduit Schmitt à faire des corrections importantes dans sa deuxième édition.

Strauss a écrit à Schmidt en 1932. Et, il a résumé les implications de sa théologie politique comme suit:

Parce que l’homme est par nature mauvais, donc il faut la domination.

Mais la domination peut être établie, à savoir, les hommes peuvent être unifiés que dans une unité face – contre [against – against] d’autres hommes.

Chaque association d’hommes est nécessairement une séparation avec les autres hommes […], la politique ainsi comprise n’est pas le principe constitutif de l’État, de l’ordre, mais une condition de l’État. [40]

Les principaux disciples de Strauss et croyances fascistes nietzschéennes de Kojève

Kojève et Strauss ont joué un rôle majeur dans la “réhabilitation” de l’après-Guerre de Schmitt.

En 1955, à l’invitation de Schmitt, Kojève est adressé à un groupe, d’hommes d’affaires, de Düsseldorf.

Et, Schmitt a tenté d’organiser une réunion privée entre Kojève et Hjalmar Schacht. [41]

Et tout au long de sa carrière aux États-Unis, Strauss a envoyé régulièrement ses principaux disciples à étudier sous Kojève, à Paris.

Par exemple, à partir de 1953, le dernier meilleur protégé de Strauss, Allan Bloom, voyageait chaque année pour Paris, pour étudier les croyances fascistes nietzschéennes de Kojève.

Ces voyages se sont effectués jusqu’à la mort de Kojève, en 1968

Bloom considérera Kojève comme l’un de ses plus grands maîtres. [42]

“Néo-conservateurs”, économie néolibérale en combinaison avec un pro-sionisme

Pour Strauss, la fin de l’histoire de Kojève est le résultat de toutes les erreurs de la modernité et de ses valeurs du libéralisme.

L’erreur du libéralisme est qu’elle fait parti de la sagesse des anciens, qui ont reconnu “l’inévitabilité” d’une hiérarchie naturelle entre les hommes.

Par conséquent, des disciples de Strauss, tous d’importants représentants de Leon Trosky, ont basculé vers l’opposition extrême du spectre politique.

Et, ils deviennent des “néo-conservateurs”.

Ils épousent donc l’économie néolibérale combiné au pro-sionisme.

Des ‘Mensonges Nobles’ pour revigorer le sens de l’identité Américaine

En définitive, les bouleversements sociaux des années soixante, causés par le libéralisme, étaient perçus par les néo-conservateurs, comme une ‘pourriture’ par l’absence de confiance en soi de l’Amérique, et de la croyance en elle-même.

De ce fait, pour revigorer le sens de l’identité Américaine, les néo-conservateurs se sont emparés de la notion de Strauss; c’est-à-dire la nécessité de recourir à des ‘Mensonges Nobles’.

Dès lors, ils fabriquent le mythe que l’Amérique est la seule source du ‘bon’ dans le monde.

Et, elle devrait être pris en charge, si non le ‘mal’ prévaudrait.

Terrorisme comme prétexte contre le communisme soviétique

En 1974, Nixon est contraint de démissionner.

Les néo-conservateurs se sont alliés avec deux hommes de droite, dans l’administration du successeur, Gerald Ford.

Il a utilisé l’escalade du terrorisme comme prétexte pour adopter une ligne dure contre le communisme soviétique.

Il s’agissait du membre du Cercle Donald Rumsfeld, le nouveau secrétaire à la Défense et de Dick Cheney, le chef d’état-major de Ford.

Source Team B – sur ordoabchao.ca

Alors que Nixon a lancé une période de détente avec l’Union Soviétique, Rumsfeld a ressuscité la vieille paranoïa.

Dès lors, il tient des discours sur la “fixité du but” de l’URSS, dans la construction de leurs défenses militaires, par rapport à ceux des États-Unis.

La CIA nie les allégations, confirmant qu’il s’agissait d’une fiction complète.

Mais, Rumsfeld a utilisé sa position et il a persuadé Ford de mettre en place une enquête indépendante.

Par laquelle, il a insisté, pour prouver qu’il existait une menace dissimulée contre l’Amérique.

Cette enquête sera dirigée par un groupe de néo-conservateurs, dont Paul Wolfowitz.

Il est un protégé personnelle de d’Allan Bloom, l’étudiant de Kojève.

Nouvelle stratégie des néo-conservateurs 

La nouvelle stratégie des néo-conservateurs a commencé à prendre des proportions dangereuses quand, en 1992, Wolfowitz, comme sous-secrétaire à la défense de Dick Cheney.

Il a rédigé un “Document d’Orientation sur la Planification de la Défense”, qui décrit les priorités stratégiques des États-Unis, à l’ère de l’après-Guerre Froide.

D’après, les fuites du New York Times, le document prescrivait de garantir la suprématie mondiale des États-Unis, par une confrontation militaire avec divers régimes.

Et, il appelait les États-Unis à affirmer leurs intérêts, partout où ils existaient.

Et, il mettait, particulièrement, l’accent sur l’approvisionnement en pétrole et la sécurité d’Israël.

Projet pour un Nouveau Siècle Américain (PNAC)

D’après les auteurs, il était temps, pour les États-Unis, d’atteindre une supériorité militaire inégalée; et ceci se fera grâce à une accumulation massive des capacités militaires du pays.

Cette même vision du monde est favorisée par la création d’une cellule spécialement conçue, et connue sous le nom de ‘Projet pour un Nouveau Siècle Américain’ [PNAC].

Les signataires du projet comprenaient Dick Cheney, Donald Rumsfeld, et les néo-conservateurs de premier plan, comme Wolfowitz, Douglas Feith, Richard Perle et Elliot Abrams*.

Abrams a été reconnu coupable d’avoir menti, sur son rôle, dans l’opération ‘Iran-Contra’.

Mais, George HW Bush l’a gracié.

[Mise à jour, 13 – 12 -2020 – Elliott Abrams est un homme politique et avocat américain, qui a occupé des postes en politique étrangère pour les présidents Ronald Reagan, George W. Bush et Donald Trump.

Il est actuellement chercheur principal pour les études du Moyen-Orient, au Council on Foreign Relations (CFR).]

Le nouveau paradigme: opposition de la démocratie laïque occidentale contre le fondamentalisme islamique

La PNAC a été, particulièrement, préoccupée par la situation politique au Moyen-Orient, façonnée pour l’essentiel par le nouveau paradigme exprimé par Samuel Huntington et Francis Fukuyama.

Ils ont opposé la démocratie laïque occidentale contre le fondamentalisme islamique.

La démocratie libérale occidentale, nous dit-on, est la “fin de l’histoire” dans un sens hégélien, ce qui représente le triomphe du siècles du progrès intellectuel.

Fukuyama a été, fortement, influencé par Kojève qui, dès 1948, a estimé que les États-Unis était le modèle de la vie économique à la fin de l’histoire.

Bien avant, que la Guerre Froide prenne fin, Kojève a prévu le triomphe de l’Amérique sur l’Union soviétique.

Il a avancé, qu’il ne s’agirait pas d’un triomphe militaire, mais économique. [43] 

Au final, la revendication de Fukuyama favorise la même ‘Dialectique Synarchiste’.

Dialectique Synarchiste de Fukuyama

En d’autres termes, la combinaison de l’avènement de la démocratie laïque par la suprématie de la civilisation ‘occidentale’ est, supposement, le point culminant de l’évolution intellectuelle humaine.

Voici un extrait des propos de Fukuyama:

“Il se peut bien que ce à quoi nous assistons, ce ne soit pas seulement la fin de la guerre froide ou d’une phase particulière de l’après-guerre.

Mais à la fin de l’Histoire en tant que telle: le point final de l’évolution idéologique de l’humanité et l’universalisation de la démocratie libérale occidentale, comme forme finale de gouvernement humain.” 

C’était en réponse à la demande de Fukuyama que Samuel Huntington a développé l’idée d’un “choc des civilisations”.

Samuel Huntington et “choc des civilisations”

Huntington a cru que si l’âge de l’idéologie avait pris fin, le monde est seulement revenu à un état normal, des affaires caractérisées par un conflit entre des blocs culturels.

Dans sa thèse, il a soutenu que l’axe principal du conflit dans l’avenir arrivera sous des lignes culturelles et religieuses.

Il suggère qu’il y a différentes civilisations, avec une forte identité culturelle, qui deviendront considérablement utiles pour analyser une potentialité conflictuelle.

Comme l’a écrit Fukuyama dans le Washington Post en 2008, “le seul concurrent réel de la démocratie dans le domaine des idées est aujourd’hui l’islamisme radical”. [45] 

Cependant, la fabrication de la menace supposée de l’Islam, évidemment, elle a déguisé des objectifs politiques plus néfastes.

Rhétorique de la guerre froide transposé au monde musulman

Le choc de Huntington, de la théorie de la civilisation, a facilité le transfert au monde musulman d’une hostilité stratégique envers l’Occident, qu’elle avait hérité depuis plusieurs décennies de la Guerre Froide.

Le parallèle établi entre les dangers du communisme et ceux de l’Islam a permis aux planificateurs stratégiques subversifs de Washington, de répandre l’analyse de la nature de la “menace” islamique, et de tout simplement, transposer les outils conceptuels visant à appréhender une menace sur d’autres réalités très différentes.

Le mouvement néo-conservateur a joué un rôle crucial dans la réalisation de cette permutation de la rhétorique.

Il a été placé, comme un moyen facile de penser, au service d’un agenda politique précis, visant à élargir le modèle démocratique Américain, au Moyen-Orient; la seule partie du monde qu’il n’a pas pénétré, à la fin du XXe siècle; et, à modifier la politique Américaine dans la région pour donner la priorité à la sécurité d’Israël ,dans une alliance avec la pétro-monarchie saoudienne. [46]

Au contraire, la vérité est qu’il n’y a pas de ‘démocratie’ réelle en Occident.

Justifier la ‘souveraineté en termes de luttes civilisationnelles

L’imposture des dictatures en série, était de dire au peuple de voter tous les quatre ans, ce qui dissimule les oligarchies que constituent l’Occident.

Des intérêts de grandes entreprises industrielles utilisent leur influence sur le gouvernement, les médias et le système éducatif, à poursuivre leurs aspirations internationalistes partagées.

Bryan Turner résume l’idée, comme suit.

“le débat populaire sur la thèse de Huntington a obscurci sa dépendance intellectuelle, sur une tradition académique de la philosophie politique, qui a cherché à définir la souveraineté en termes de luttes civilisationnelles entre amis et ennemis, à savoir l’héritage de Carl Schmitt et Leo Strauss.” [47]



Traduction Dailycensorship

de Synarchism and the War on Islam,

Par David Livingston

[Le site n’est plus en ligne, quelques archives ici]

Son nouveau site Ordo ab Chao 


Autres lectures possibles


Références

Ref 1

[1] Souvenirs du baron de Gleichen , p. 151, cité de Nesta Webster, sociétés secrètes et les mouvements subversifs , (Brooklyn: A & B Books, 1994), p. 169.

[2] JM Roberts. La Mythologie des sociétés secrètes (London: Secker et Warburg, 1972) p. 104.

[3] Jean-Pierre Bayard, Les Rose-Croix , (MA Éditions, Paris, 1986).

[4] Jerry Z. Muller, Conservatisme: An Anthology of Thought sociale et politique de David Hume au Présent . (Princeton University Press, 1997) p. 135.

[5] Richard F. Kuisel, ‘La légende du Vichy Synarchy’, en français Historical Studies, (printemps 1970), p. 378.

[6] Maçonnerie egyptienne Rose-Croix et néo-Chevalerie , Edition du Rocher, Monaco, 1994; cité dans Picknett et Prince,Stargate Conspiracy , (New York: Berkley, 1999) p. 265.

[7] André Ulmann et Henri Azeau, Synarchie et pouvoir (Julliard, 1968), p. 63.

[8] Joscelyn Godwin, “Schwaller de Lubicz: les Veilleurs et la connexion Nazie,” Politica Hermetica , numéro 5, pp 101-108 (.Éditions L’Âge d’Homme , 1991).

[9] Gary Lachman, Politique et l’occultisme , p. 193.

[10] Ibid., P. 149.

Ref 2

[11] Eustace Mullins, L’Ordre mondial: une étude dans le Hégémonie du Parasitisme L’histoire et les pratiques de l’élite financière parasitaire (1984).

[12] Beyond Good and Evil , 256.

[13] ” Richard Coudenhove-Kalerg i.” Spartacus Educational .

[14] Lyndon H. LaRouche, Jr., Dope, Inc ,. (New York: New Benjamin Franklin House Publishing Co., 1978).

[15] Charles Higham, commerce avec l’ennemi: Les nazis – Terrain d’argent américain 1933-1949 . (Delacorte Press, 1983) p. 1

[16] Anton Chaitkin, ” la psychiatrie britannique: de l’ eugénisme à l’ assassinat ” Executive Intelligence Review , V21 n ° 40, (30 Juillet 2002).

[17] Stephen Gill, l’ hégémonie américaine et la Commission trilatérale (Cambridge University Press: New York, 1990), p. 129;CBC, “forum informel ou complot mondial?” CBC Nouvelles en ligne (Juin 13, 2006).

[18] William Engdahl, A Century of War: Anglo-American Oil Politics and the New World Order , (Dr. Bottiger Verlags-GmbH, 1992) p. 149.

[19] de Holly Sklar, trilatéralisme: La Commission Trilatérale et de la planification pour Elite Management World , (Cambridge, MA: South End Press, 1980) p. 162.

[20] Ambrose Evans-Pritchard. “Eurofédéralistes financé par les chefs d’espionnage américains.” The Telegraph 19 .Septembre, 2000

Ref 3

[21] Ulmann et Azeau, 63.

[22] ” Synarchy: La main cachée derrière l’Union européenne ,” New Dawn , (15 Mars 2012).

[23] Barbara Boyd, ” Profil: Carl Schmitt, Éminence Grise de Dick Cheney.” Executive Intelligence Review , (6 Janvier, 2006).

[24] Waldemar Gurian.

[25] Jeffrey Steinberg, ” synarchisme: Les racines fascistes des Wolfowitz Cabal. “

[26] Carl Schmitt, La notion de politique édition augmentée, trans. G. Schwab (Chicago: University of Chicago Press, 2007)

[27] Bryan S. Turner. « La souveraineté et d’ urgence Théologie politique, l’ islam et le conservatisme américain,” Theory, Culture & Société 2002 (SAGE, Londres, Thousand Oaks et New Delhi), Vol. 19 (4): 103-119.

[28] Claudia Koonz, La Conscience nazie , p. 59.

[29] Deutsche Juristen-Zeitung , 38, 1934.

[30] Barbara Boyd, ” Profil: Carl Schmitt, Dick Cheney Éminence Grise ,”

Ref 4

[31] Allan Bloom, Giants et Nains: Essays 1.960 à 1.990 (New York: Simon and Schuster, 1990) pp 235-273..

[32] Mark Lilla, “The End of Philosophy:. Comment un émigré russe a Hegel aux Français” Times Literary Supplement , (5 Avril, 1991) p. 3.

[33] Roger Griffin, professeur en histoire, Oxford Brookes University, ” l’ Europe pour les Européens: Mythes fasciste du Nouvel Ordre 1922-1992 ,”

[34] Shadia Drury. Alexandre Kojève: The Roots of Postmodern Politique . (New York: St Martin, 1994), p. 14

[35] Ibid, p. 65.

[36] Alexandre Kojève, Introduction à la lecture de Hegel . (New York: Basic Books, 1969), p. 69.

[37] Drury, Alexandre Kojève , p. 37.

[38] Ibid., P. 147.

[39] Bryan S. Turner. « La souveraineté et d’ urgence Théologie politique, l’ islam et le conservatisme américain.” Theory, Culture & Société 2002 (SAGE, Londres, Thousand Oaks et New Delhi), Vol. 19 (4): 103-119.

[40] Heinrich Meier, Carl Schmitt et Leo Strauss: le dialogue caché , (University of Chicago Press , 1995), p. 125.

Ref 5

[41] Jeffrey Steinberg, Tony Papert & Barbara Boyd. ” Dick Cheney A un Français Connexion-au fascisme .” Executive Intelligence Review (9 mai 2003).

[42] Alan Bloom, «Préface» , Alexandre Kojève, Introduction à la lecture de Hegel , p i.

[43] Shadia Drury, Alexandre Kojève , p. 43.

[44] La fin de l’ histoire et le dernier homme . (Fukuyama, 1992)

[45] Francis Fukuyama, “ils ne peuvent aller aussi loin ,” The Washington Post [Août 24, 2008].

[46] Gilles Keppel, La guerre des esprits musulmans , p. 62.

[47] Bryan S. Turner. « La souveraineté et d’ urgence Théologie politique, l’ islam et le conservatisme américain.” Theory, Culture & Société 2002 (SAGE, Londres, Thousand Oaks et New Delhi), Vol. 19 (4): 103-119.

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